Actualités du marché des devises

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sept. 23, 2020 | Analyse du marché des devises

Thèmes globaux

L'euro et la livre sterling sur la défensive avant les PMI

  • La séance de mercredi s'ouvre sur la cassure du seuil de 1,17 par l'EUR/USD, jamais le taux n'avait atteint un niveau aussi bas sur ces 8 dernières semaines. Malgré le rebond des marchés actions, l'euro reste sur la défensive et continue de pâtir des peurs de marché autour d'un reconfinement progressif en Europe. La pandémie continue de progresser dans la région et oblige les autorités politiques à durcir les règles politiques. Après l'Espagne, c'est le Royaume-Uni qui a annoncé mardi de nouvelles mesures de restriction, lesquelles pourraient durer 6 mois a prévenu le premier ministre britannique. Si l'évolution de la pandémie continue de faire l'actualité et d'impacter les échanges, la volatilité sera également influencée ce mercredi par les débats autour de la reprise alors que seront publiés les premières enquêtes PMI de septembre en Europe et aux Etats-Unis. Tout signal de fléchissement du rebond de l'activité viendrait un peu plus affaiblir le scénario de reprise en "V" sur laquelle s'est appuyé le fort rebond des Bourses mondiales depuis avril. Il faudra alors surveiller un éventuel retour de la nervosité des acteurs de marché et d'éventuels nouveaux mouvements correctifs sur les actions. La tension est toujours palpable à en juger par le mouvement de repli des devises cycliques (AUD, NZD) et des devises émergentes face à l'euro alors qu'à l'inverse les valeurs refuges telles que le yen, le dollar américain et le franc gardent une belle cote auprès des investisseurs.  Comme attendu, il n'y a pas eu de baisses de taux en Thaïlande, comme il ne devrait probablement pas en avoir cette après-midi en République Tchèque (14h30).
  • Economie : Jour des PMI en Europe et aux Etats-Unis, les marchés restent très attentifs à la reprise (EUR, GBP, USD) - La séance devrait vraisemblablement être dominée par les réactions de marché à l'égard des premiers résultats des enquêtes d'activité du secteur privé au mois de septembre publiés ce matin en Zone Euro (10h00) et au Royaume-Uni (10h30), et cette après-midi aux Etats-Unis (15h45). Les investisseurs seront très attentifs à la teneur de ces indicateurs économiques avancés qui dépeignent une tendance sur la dynamique de reprise en cours. L'attention se portera en priorité sur les chiffres de la Zone Euro où de premiers signaux de fléchissement de l'activité ont été observés au mois d'août alors même que le spectre d'une nouvelle vague de contamination menace la région. Si la thèse d'un ralentissement de la reprise se confirme en Europe, cela pourrait donner du grain à moudre aux vendeurs de la devise européenne qui ont fait un retour fracassant sur les marchés des changes sur ce début de semaine. Aux Etats-Unis, le rebond de l'économie pourrait également montrer des signes de fléchissement en raison de l'absence de nouvelles aides publiques pour soutenir la relance. La perspective que le Congrès s'accorde sur un plan d'aide d'ici les élections de novembre semble de plus en plus réduite alors que les deux camps démocrates et républicains ne parviennent pas à s'accorder sur un montant final. Cela pourrait avoir un impact néfaste sur l'économie américaine et accentuer à cet égard le mouvement correctif sur les marchés actions. Une aubaine pour le dollar dont le statut de valeur refuge semble lui coller à la peau ?
  • Sentiment : les Bourses se reprennent, l'aversion au risque perdure sur les marchés des changes - Si les marchés actions se sont repris mardi et effacé une partie des pertes subies sur le début de semaine, les peurs relatives à l'arrivée d'une seconde vague de contamination en Europe et un possible reconfinement de la région persistent et influencent la volatilité des marchés des changes. Face aux incertitudes, les investisseurs délaissent l'euro et préfèrent se tourner vers le dollar américain (voir ci-dessous) et le yen. Le taux EUR/JPY poursuit sa glissade et voit ce matin ses pertes approcher les -3% depuis son précédent point haut touché lors de la dernière séance du mois d'août. Toujours sur la défensive ce mercredi, le taux oscille actuellement à son plus bas niveau depuis 2 mois sous le seuil de 123 ¥. Le rebond des marchés actions mais aussi des cours du pétrole ont toutefois alimenté un mouvement correctif haussier des nombreuses devises émergentes face à l'euro, notamment les devises d'Europe de l'Est (CZK, PLN) et du groupe des BRICS à l'exception notable du réal brésilien. Le compte rendu de la dernière réunion monétaire de la banque centrale brésilienne n'a semble-t-il pas réellement convaincu les investisseurs que le cycle de baisse de taux au Brésil est terminé. Résultat, le réal a cédé -0,5% face à l'euro et clôturé à un plus bas depuis 3 semaines à plus de 6,40 BRL. Le forint hongrois a été également une des rares devises émergentes à céder du terrain face à l'euro mardi en réaction à la réaction des projections de croissance de cette année par la banque centrale hongroise. Le taux EUR/HUF continue son ascension en direction de ses plus hauts de l'année et atteint ce matin un pic de plus de 5 mois à presque 364 HUF.
  • FED : une hausse de taux plus rapide que prévu aux Etats-Unis ? Les propos d'un membre de la FED font vivement réagir le dollar (USD) - Une semaine après la réunion monétaire de la réserve fédérale américaine en marge de laquelle la banque a publié ses nouvelles projections indiquant qu'aucune hausse de taux ne devrait être observée aux Etats-Unis d'ici fin 2023, les propos mardi du gouverneur de l'antenne régionale de la Fed à Chicago ont fait réagir les marchés. Pour Charles Evans, le changement de cadre monétaire décidé cet été par la banque centrale américaine - plus tolérant en matière d'inflation - ne signifie pas à ses yeux qu'il est impossible de procéder à une remontée des taux d'intérêt tant que l'objectif d'un "niveau moyen d'inflation de 2%" soit atteint. Avec ce commentaire, le responsable monétaire brouille légèrement les cartes et sous-entend que les choix monétaires ne sont pas préconditionnés à l'avance et uniquement dépendants de l'obtention d'un résultat précis. Bénéficiant d'un large regain d'intérêt auprès des investisseurs sur ce début de semaine dans un contexte d'aversion au risque, le dollar a positivement réagi aux propos du responsable monétaire américain. Le taux EUR/USD casse ce matin le seuil de 1,17 $ et oscille désormais à son plus bas niveau depuis 8 semaines.
  • Royaume-Uni : la livre sterling goûte peu au durcissement des règles sanitaires (GBP) - Comme prévu, Boris Johnson a annoncé mardi devant les membres du Parlement britannique une série de nouvelles mesures de restriction sanitaire destinées à stopper le regain de vigueur du coronavirus dans le pays. En ce moment, les cas de contamination doublent tous les 7 jours de l'autre côté de la Manche d'où le choix fort du premier ministre de durcir les règles pour contenir la pandémie, quitte au passage d'affaiblir un peu plus une économie britannique déjà mal en point. Télétravail recommandé, bars et restaurants fermés à partir de 22h00, service uniquement à la table, confirmation de la limitation des rassemblement à 6 personnes maximum font partie des principales annonces faites par Johnson, lesquelles avaient déjà filtré dans les médias lundi. Ce qu'on a appris néanmoins appris hier c'est que ces nouvelles règles pourraient durer pendant 6 mois, et qu'elles pourraient être également durcies si jamais la situation sanitaire venait à se détériorer. Cette perspective ne rassure pas les acheteurs de livre sterling qui ne manquaient déjà pas d'arguments pour justifier leur faible appétence à l'égard de la devise britannique. Dans son malheur, cette dernière peut compter sur la présence d'un support à 0,92 £ face à l'euro pour limiter les pertes. Cible la semaine dernière de spéculations monétaires autour d'une possible baisse de taux à venir au Royaume-Uni, la livre a également bénéficié d'un peu de répit après les commentaires du gouverneur central britannique Andrew Bailey. Contrairement à ce que laissait suggérer le compte rendu de la dernière réunion monétaire de septembre qui s'est tenue jeudi dernier, la banque n'envisage pas à court terme à réduire ses taux d'intérêt en territoire négatif. La livre s'évite donc une nouvelle chute vertigineuse mais reste toutefois peu prisée par les investisseurs sur les marchés des changes. Il n'est pas certain que de bons indicateurs PMI ce matin au Royaume-Uni soient suffisants pour stimuler la devise, laquelle restant plus que jamais attentive aux développements autour des négociations sur le Brexit.

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