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mai 07, 2020 | Analyse du marché des devises

Thèmes globaux

Une touche d'espoir de retour à la normale en Chine,  le statu quo de la BoE stimule la livre sterling

  • Un soupçon d'optimisme perce sur les marchés des changes ce jeudi après la publication d'une hausse inattendue des exportations chinoises au mois d'avril (+3,5% A/A vs. consensus -15,7%) qui laisse espérer une reprise plus rapide que prévu de l'activité dans le pays. L'euro tente de se reprendre et d'effacer les lourdes pertes accumulées lors des deux dernières séances mais la lecture ce matin d'une contraction historique de la production industrielle en Allemagne en mars (-9,2% M/M) ne l'y aide pas. Le yen se contracte en réponse à ce regain d'appétit au risque chez les investisseurs tandis qu'à l'inverse le yuan et le dollar australien se renforcent modestement. La livre sterling se renforce très légèrement après le statu quo opéré ce matin par la Banque d'Angleterre. Deux autres décisions monétaires seront à suivre ce jeudi en Norvège (10h00) et en République Tchèque (14h30) tandis qu'aux Etats-Unis on jettera un œil attentif aux inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage (14h30).
  • L'euro a hier accentué la chute amorcée mardi après la décision d'une Cour de justice allemande questionnant la légitimité du programme de rachats d'actif de la BCE. Outre la défiance qui pèse désormais sur les futures actions de la banque centrale qui pourrait se montrer plus timorée à injecter davantage de liquidités après cette annonce, l'euro a également pâtit d'une montée d'inquiétudes concernant la situation économique en Zone Euroet ses conséquences potentielles sur la reprise après la publication d'une série de données macroéconomiques très décevantes. Les commandes industrielles en Allemagne ont enregistré en mars leur plus forte contraction depuis 1975, les ventes au détail en Zone Euro ont enregistré une chute historique de -11,2% sur le mois de mars (plus forte chute depuis le début de la série statistique en 1999) et les estimations finales des enquêtes d'activité PMI ont confirmé une économie européenne quasi à l'arrêt au mois d'avril. La Commission Européenne a par ailleurs publié ses nouvelles projections et mis en garde contre une très probable forte hausse du chômage (proj. 9,6% vs. 7,5% en 2019) et de la dette publique (proj. 102,7% du PIB vs. 86,0% en 2019) cette année en Zone Euro qui pourraient avoir des effets durables sur l'économie. L'institution a par ailleurs fortement révisé à la baisse sa projection de croissance pour la Zone Euro en 2020 par rapport à sa précédente estimation de 1,2% réalisée en février dernier et table désormais sur une contraction de -7,7% avec un risque que celle-ci s'accentue en cas de seconde vague de contamination. Face à la cascade de mauvaises nouvelles, l'EUR/USD a chuté sous le seuil de 1,08 $ pour la 1ière fois en 8 séances (clôture à 1,0794) tandis que le taux EUR/JPY a plongé à un plus bas depuis 3 ans à hauteur de 114,50 ¥. Les deux paires de change se sont vivement rétractées depuis le début de la semaine enchaînant trois séances consécutives de repli pour une perte cumulée de respectivement -1,7% et -2,4%.
  • L'aversion au risque a globalement dominé la séance de mercredi, la faute à la fois des données économiques décevantes au sein des économies majeures, une correction des cours du pétrole dont le récent rebond semble s'essouffler et un regain d'inquiétude concernant une possible détérioration de la relation entre la Chine et les Etats-Unis. Sur le plan macroéconomique, l'une des principales annonces ce mercredi fut la publication du rapport ADP indiquant une perte de plus de 20 Mln d'emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis au mois d'avril, tout simplement un record historique. Si le chiffre n'est pas si surprenant en lui-même sachant que l'on sait que plus de 30 Mln d'américains se sont inscrits à pôle emploi sur les 6 dernières semaines, il a néanmoins le mérite de confirmer la détérioration du marché de l'emploi dans le pays et une forte probable lecture d'une hausse historique du chômage dans le pays dans les chiffres officiels de l'emploi publiés ce vendredi (consensus 16% vs. 4,4% en mars) . Sur le plan géopolitique, Donald Trump continue d'agiter les craintes de nouvelles tensions avec Pékin et asemé hier le trouble sur une éventuelle remise en cause de l'accord commercial bilatéral signé avec la Chine en janvier dernier. Le président américain se laisse quelques semaines pour évaluer si son partenaire chinois respecte ses engagements notamment en matière d'achat de produits agricoles américains. Conséquence directe de cet environnement peu propice à la prise de risque, le yen fut fortement recherché par les investisseurs tandis qu'à l'inverse les devises émergentes ont une nouvelle fois subi d'importantes pertes.
  • Le premier ministre britannique a annoncé hier qu'il annoncerait  La hausse ce matin des exportations chinoises alors que le consensus économique tablait plutôt sur une lourde contraction (+3,5% A/A vs. consensus -15,7%) a surpris les marchés et ravive l'espoir d'un retour plus rapide que prévu à la normale en Chine. Cette thèse mérite d'être nuancée car à l'étude plus en détail des données publiées ce jeudi, on observe que ce rebond n'est pas homogène et est principalement tiré par la région d'Asie du Sud-Est. Par ailleurs, la contraction importante des importations (-14,2% A/A vs. consensus -11,2%) confirme une faible demande intérieure et donc   ce dimanche sa stratégie de déconfinement et de première rumeurs font état d'une possible relaxation des mesures de restriction dès lundi 11 mai. Le défi est important pour le gouvernement britannique qui fait l'objet d'importantes pressions et critiques de la part des entreprises les plus pénalisées par les mesures de distanciation sociale. Le Royaume-Uni a dépassé l'Italie et est désormais le pays d'Europe où le Covid-19 est le plus meurtrier, l'épidémie ayant fait plus de 30 000 victimes d'après les dernières estimations. Aussi un redémarrage trop rapide de l'économie comporte son lot de risques. La livre sterling continue de naviguer sans orientation de manière latérale dans un couloir étroit de 0,87£-0,88£ face à l'euro (+/- 1,1%) en l'absence de nouveaux catalyseurs clairs et à cause du flou qui domine concernant la réouverture de l'économie britannique et les négociations commerciales post-Brexit. La devise britannique se renforce légèrement ce matin après l'annonce de la Banque d'Angleterre de conserver sa politique monétaire inchangée, c'est à dire de ne procéder à aucun changement sur son taux directeur (0,1%) et sur son programme de rachats d'actif (675 Mds£). La banque se dit prête à accentuer son soutien si besoin mais préfère pour le moment garder quelques munitions en poche.
  • La hausse ce matin des exportations chinoises alors que le consensus économique tablait plutôt sur une lourde contraction (+3,5% A/A vs. consensus -15,7%) a surpris les marchés et ravive l'espoir d'un retour plus rapide que prévu à la normale en Chine. Cette thèse mérite d'être nuancée car à l'étude plus en détail des données publiées ce jeudi, on observe que ce rebond n'est pas homogène et est principalement tiré par la région d'Asie du Sud-Est. Par ailleurs, la contraction importante des importations (-14,2% A/A vs. consensus -11,2%) confirme une faible demande intérieure et donc une activité économique probablement toujours relativement détériorée. Le yuan peine à se renforcer face au dollar alors que la détérioration récente des relations sino-américaines fait craindre de nouvelles tensions et d'éventuelles mesures de rétorsion de part et d'autre. Face à l'euro, le yuan non-continental (offshore) reste orienté à la hausse et enchaîne actuellement une 4ième séance consécutive de hausse pour un gain cumulé de presque +2%. Le cours EUR/CNH oscille ce matin à un creux d'une semaine sous le seuil de 7,69 ¥.
  • Le dollar australien surfe sur les bonnes nouvelles en provenance de Chine (1er partenaire économique de l'Australie) et rebondit de +0,5% pour atteindre un pic d'une semaine face à l'euro à moins de 1,68 A$.
  • Le real brésilien a touché hier un nouveau plus bas historique face à l'euro à presque 6,18 BRL après l'annonce par la banque centrale brésilienne d'une réduction plus importante que prévu de ses taux directeurs de 75pbs à 3,0% alors que le consensus misait plutôt sur une réduction de 50pbs. Ce matin, le taux EUR/BRL est relativement stable.

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