Actualités du marché des devises

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sept. 30, 2019 | Analyse du marché des devises

Thèmes globaux

Séance du 30 septembre 2019 – Sommaire :

  • Volatilité très réduite ce matin sur les marchés des changes à l’aune d’une semaine qui s’annonce très chargée en chiffres économiques, notamment aux Etats-Unis (emploi & ISM), en Zone Euro (chômage, inflation & PMI) et au Royaume-Uni (PMI).
  • L’EUR/USD reste toujours dégradé sous le seuil de $1,0950. La révision à la baisse des estimations de croissance en Espagne au T2 (0,4% T/T vs cons. 0,5%) et l’absence de réelles surprises positives en Allemagne limitent toute tentative de redressement.
  • La barrière de £0,89 tient bon et freine l’ascension de l’EUR/GBP. La paire enregistre une légère correction ce matin alors que les regards sont tournés vers Manchester où se tient jusqu’à mercredi le congrès annuel du Parti conservateur.
  • Léger rebond visible ce matin de la paire EUR/CHF au-dessus de ₣1,0850.
  • La paire EUR/AUD remonte à hauteur de A$1,62 à la veille de la décision de la Réserve Bancaire Australienne qui pourrait opérer une 3ième baisse de taux cette année (consensus).
  • Le cours EUR/CAD poursuit sa chute et consolide sa position sur ses plus bas niveaux depuis 2 ans sous le seuil de C$1,45.
  • La paire EUR/CNH montre un visage stable après une tentative vaine de repli visible ce matin sous le support de ¥7,80. Malgré des indices PMI manufacturiers meilleurs que prévu en Chine, les marchés restent prudents alors que de nouvelles frictions avec Washington ont fait leur retour vendredi dernier.
  • La paire EUR/ZAR tutoie ses plus hauts niveaux du mois à plus de ZAR 16,60.

L’agenda de la semaine : Large série de statistiques économiques aux Etats-Unis (Emploi, indices ISM, …) / Un euro très mal en point sensible aux statistiques d’inflation en Zone Euro, à la santé de l’économie allemande et aux premières estimations budgétaires en Italie / Indicateurs PMI au Royaume-Uni sur fond de contestation croissante contre Boris Johnson… lequel pourrait soumettre de nouvelles propositions à l’UE cette semaine à la fin du Congrès du Parti conservateur / Anticipations de nouvelle baisse de taux en Australie / Les marchés chinois fermés, les tensions sinoaméricaines continuent d’effrayer les investisseurs

USD

USD – Des perspectives économiques si robustes ?  Le ton sera donné avant la réunion de la Fed programmée à la fin du mois – Indices ISM (mardi & jeudi), emploi (rapport ADP mercredi & chiffres officiels vendredi) & discours de J. Powell (vendredi) à suivre  : Lors de sa précédente réunion monétaire en septembre, la réserve fédérale américaine a abaissé ses taux une seconde fois d’affilée sous prétexte de soutien au cycle d’expansion économique en cours mais néanmoins affiché relativement optimiste à l’égard des perspectives de croissance aux Etats-Unis, lesquelles sont jugées robustes malgré la montée de risques externes qui menacent de faire dérailler l’économie américaine. On en veut pour preuve la révision à la hausse des projections de croissance pour 2019 et 2021 par rapport aux estimations réalisées en juin dernier, mais également le calendrier monétaire qui indique en septembre aucune projection de baisse de taux d’ici la fin d’année 2020. Cette projection n’est toutefois pas inscrite dans le marbre et pourrait évoluer très vite en cas de détérioration des conditions économiques et financières dans le pays. C’est d’autant plus vrai que la dernière réunion monétaire a laissé transparaître un certain nombre de divergences parmi les responsables monétaires américains quant à l’orientation future des taux directeurs. La série de statistiques économiques publiée cette semaine sera une nouvelle fois l’occasion de jauger de la dynamique de l’activité aux Etats-Unis et sa résilience aux pressions extérieures. Comme à son habitude, les chiffres de l’emploi seront le point d’orgue de cette semaine riche en données économiques et seront ainsi très attentivement scrutés par les investisseurs, d’autant plus que quelques signes inquiétants d’essoufflement des créations d’emploi avaient été observés le mois dernier et fait émerger quelques doutes dans l’esprit des acteurs de marché et très certainement des membres de la Fed également. Alors que se profile une nouvelle réunion monétaire à la fin du mois (30-31 octobre), ces statistiques donneront le ton de la volatilité du dollar au cours du mois à venir, c’est-à-dire qu’elles permettront de savoir si celui-ci sera affectée par l’émergence de nouvelles spéculations autour d’une nouvelle baisse de taux aux Etats-Unis d’ici la fin de l’année. Le discours du gouverneur central Jerome Powell viendra conclure la semaine et pourrait révéler quelques indices précieux sur le sentiment de la banque centrale à l’égard du contexte économique actuel à l’aune des indicateurs publiés en amont cette semaine.

Orientation & Volatilité  : Le dollar est très fortement valorisé face à l’ensemble de ses pairs, la devise américaine tirant notamment son attractivité de l’avantage comparatif que lui offre une croissance économique toujours relativement solide aux Etats-Unis et des niveaux de taux d’intérêt plus élevés que la moyenne au sein des économies développées. Alors que de bons indicateurs conjoncturels cette semaine aux Etats-Unis viendraient asseoir un peu plus la domination du dollar, à l’inverse quelques indices de ralentissement plus marqué que prévu de l’activité dans le pays pourraient réveiller de nouvelles spéculations autour d’une baisse de taux de la Fed avant la fin de l’année. À cette occasion, une correction significative du dollar pourrait s’amorcer dès cette semaine, et dont la magnitude dépendra de la hauteur de la déception éventuellement causée par ces indicateurs et des développements en parallèle sur le front commercial entre Chine et Etats-Unis et autour de la procédure de destitution contre Donald Trump.

EUR

EUR – Un euro très mal en point très vigilant au contexte allemand et italien – Emploi & inflation en Allemagne (lundi), première ébauche de budget italien (lundi), estimation préliminaire d’inflation en Zone Euro (mardi) et révision des indices PMI (mardi & jeudi)  : Comme aux Etats-Unis, la semaine sera riche en chiffre cette semaine en Zone Euro où l’évènement majeur sera néanmoins la publication mardi des premières estimations d’inflation du mois de septembre. Il n’est pas certain que celles-ci permettront de réveiller un euro très mal en point oscillant sur ses plus bas niveaux depuis plus de 2 ans face à de nombreux pairs car à en croire le consensus les pressions haussières sur les prix devraient rester aux abonnés absents et la dynamique très similaire à celle entrevue le mois dernier, c’est-à-dire une croissance annuelle de l’indice de prix principal stable à 1% ou à mi-distance de l’objectif de 2% fixé par la banque centrale. La devise européenne sera également très sensible aux nombreuses statistiques économiques publiées cette semaine en Allemagne, notamment ce lundi où sont programmées les dernières estimations d’emploi, de ventes au détail et d’inflation. Le spectre d’une récession au sein de la 1ière économie européenne est fortement craint par les investisseurs et est à l’origine de la « détresse » de l’euro. Les marchés seront également sensibles au dévoilement lundi d’une première ébauche de budget en Italie, la première du nouveau gouvernement Conté II alors que la question budgétaire fut à l’origine l’année dernière d’un large conflit avec Bruxelles qui s’était conclu sur l’ouverture d’une procédure de sanctions pour non-respect de la règle de contrôle des déficits. À priori, selon les premiers échos entendus, Rome devrait faire profil bas et proposer des objectifs de déficits pour 2020 dans les clous fixés par l’Union Européenne afin d’éviter non seulement de se faire taper sur les doigts mais également de créer de nouveaux mouvements de panique sur les marchés obligataires italiens. La gestion des déficits est une chose mais la relance de l’économie en est une autre, aussi alors que le pays affiche une croissance quasi-nulle et s’attend à une baisse des rentrées d’argent dû au report de la hausse de la TVA initialement prévue en 2020, il sera important de voir de quelle manière le pays entend stimuler l’économie à « moindre coût ».

Orientation & Volatilité  : L’euro fluctue actuellement sur des niveaux très bas mais néanmoins encore très éloignés de ceux observés à la fin d’année 2016/début d’année 2017, ce qui laisse à penser que le potentiel baissier de la devise européenne, bien que désormais réduit actuellement, n’est pas non plus nul. Redescendue la semaine dernière sous le seuil de $1,10 face au dollar, l’euro a limité la casse grâce à la présence de la barrière de $1,09 qui pour le moment résiste bien aux assauts de la paire de change pour descendre plus bas. Tout nouveau mouvement baissier sera à surveiller en cas de nouvelles décevantes de l’économie allemande ou nouvelle pressions sur les taux obligataires italiens en marge de la présentation de la première ébauche de budget qui doit être soumis à Bruxelles le mois prochain. Si les acteurs de marché ont déjà une vision très pessimiste des perspectives de croissance en Zone Euro, de nouvelles déceptions de l’économie en Zone Euro pourraient leur offrir de nouveaux arguments pour réduire davantage leurs positions en euro, d’autant plus si en parallèle l’économie américaine envoie des signes rassurants. Les développements sur le Brexit continuent d’influencer l’euro, à la hausse comme à la baisse, et pourraient donner lieu à quelques mouvements de volatilité alors que les négociations entre britanniques et européens devraient s’accentuer alors que l’on entre dans la dernière ligne droite avant une sortie prévue au 31 octobre. Au regard de la défiance dont souffre l’euro, celui-ci pourrait enregistrer un rebond significatif et très rapidement revenir aux portes de $1,11 en cas de bonnes nouvelles en Zone Euro… néanmoins encore faut-il qu’il y en ait.

GBP

GBP – La livre sterling toujours très sensible au contexte politique au Royaume-Uni et aux développements sur le Brexit  – Nouvelle proposition d’accor proposé par le gouvernement britannique d’ici la fin de semaine ? Les enquêtes PMI en amuse-bouche (mardi-jeudi) :   Depuis que la Cour suprême de Londres a cassé la semaine dernière la décision du gouvernement de suspendre les activités du Parlement britannique jusqu’au 14 octobre, la gouvernance de Boris Johnson est sous le feu des critiques et les appels au départ en provenance de l’opposition sont multiples. Ce weekend c’est la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, qui a sollicité un départ du chef de l’Etat pour instaurer un premier ministre intérimaire. Fortement fragilisé, Boris Johnson réfute toute hypothèse de départ même en cas de report de la date de sortie au-delà du 31 octobre prochain, a-t-il précisé ce weekend. Une élection anticipée semble inévitable mais les travaillistes ne veulent pas se risquer à déclencher un scrutin sans avoir la certitude d’éviter un « hard Brexit » cet automne. Du côté des conservateurs, la communication officielle plaide en faveur d’un accord et de nouvelles propositions pourraient être très prochainement formulées à Bruxelles à l’issue du Congrès annuel du parti qui se tiendra jusqu’à mercredi à Manchester. Au gré des nombreuses divergences qui ont émaillé le parti au pouvoir, l’heure est à l’union et au rassemblement pour tenter de trouver une position commune sur la question du Brexit et notamment celle de la frontière irlandaise, principal point d’achoppement entre britanniques et européens. Il n’est pas certain toutefois que du côté européen on accueille ces nouvelle propositions à bras ouvert, les précédents formulées par Londres ayant à chaque fois été jugées non-crédibles et difficilement applicables. Alors que l’on risque de devoir attendre la fin de semaine avant de voir d’éventuels progrès concrets sur le thème du Brexit, les marchés patienteront en recentrant leur attention sur les fondamentaux et plus particulièrement la teneur des nouvelles enquêtes d’activité de PMI de septembre au Royaume-Uni. Publiées à la suite entre mardi et jeudi, les enquêtes dans le secteur manufacturier, de la construction et des services permettront de prendre le pouls de l’économie britannique à quelques semaines de la supposée sortie du pays hors de l’Union Européenne. Le consensus économique est guère optimiste et table de nouvelles contractions de l’activité manufacturière et de la construction tandis que la croissance dans les services devrait être quasi nulle. Ajoutées aux incertitudes autour du paysage politique britannique, des nouvelles inquiétudes autour de l’état de l’économie britannique et un risque de possible récession technique dans le pays dès le 3ième trimestre pourraient venir accentuer le mouvement correctif visible la semaine dernière sur la livre sterling.

Orientation & Volatilité  : Après un rebond naturel de 5% et un pic de 4 mois touché face à l’euro à moins de £0,88, la livre sterling a subi la semaine dernière une légère correction l’emmenant aux portes du seuil de £0,89. La devise britannique pourrait essuyer davantage de pertes sur le début de semaine si comme anticipé les enquêtes PMI dépeignent un visage inquiétant de l’économie britannique et alimentent les craintes d’une possible récession dans le pays avant même que le Brexit s’exerce. Le principal facteur de volatilité reste néanmoins le Brexit et ses développements, aussi on reste attentif à la poursuite des négociations bilatérales entre britanniques et européens, et notamment aux réactions de ces derniers aux possibles nouvelles propositions faites par le gouvernement à l’issue du Congrès annuel du Parti conservateur. Un regain d’espoir autour d’un accord conclu d’ici le prochain Sommet européen organisé les 17 et 18 octobre prochain – scénario jugé peu probable, aussi bien par les acteurs de marché que les responsables politiques européens – ou un report de la date de sortie en 2020 pourrait toutefois réinstaller la livre sur une dynamique haussière et renvoyer la paire EUR/GBP tester le support de £0,88.

CNY-CNH

CNY/CNH – Des indicateurs PMI un peu meilleurs que prévu avant une semaine de congés des marchés chinois : Les marchés chinois seront fermés toute une semaine à l’occasion du début des célébrations ce mardi du 70ième anniversaire de la République Populaire de Chine. La fermeture des marchés pourrait donner lieu à des pics de volatilité plus importants que prévu sur le yuan du fait d’une réduction de la liquidité sur les marchés chinois. Ce matin, la publication d’indicateurs PMI manufacturiers – officiel et privé (Caixin) – offre un peu d’air à la devise chinoise après son important repli observé vendredi après la publication par l’agence Bloomberg d’un rapport indiquant que Washington considérait l’idée de réduire l’accès de ses marchés financiers aux entreprises chinoises afin de limiter les impacts pour les bourses américaines d’une dégradation éventuelle des relations entre Pékin et Washington. Alors qu’a été officialisé la semaine dernière un nouveau cycle de négociation de haut rang le 10-11 octobre prochain entre les deux géants économiques, les marchés restent toujours très sensibles aux échos politiques venant nourrir ou dissiper les espoirs d’accord entre les deux pays.

Orientation & Volatilité : Le cours EUR/CNH est remonté en fin de semaine dernière au-dessus du seuil de ¥7,80, seuil support au-dessus duquel la paire a vogué de manière constante pendant le mois d’août et la première partie du mois de septembre. De nouveau orientée à la baisse ce matin, la paire parvient pour le moment au-dessus de cette barrière avant les congés prolongés des marchés chinois qui débuteront ce mardi. La devise chinoise reste attentive aux annonces faites par Washington en amont des négociations prévues mi-octobre et pourraient connaître cette semaine quelques mouvements de repli importants – au gré d’une liquidité réduite sur les marchés chinois – en cas de nouvelles provocations et/ou menaces de la part de la Maison Blanche. Un risque de remise en cause de ces négociations viendrait fortement dégrader la valeur du yuan et potentiellement renvoyer la paire EUR/CNH aux portes du seuil de ¥7,90, seuil de résistance le plus proche.

AUD

AUD  –  Troisième baisse de taux en Australie ? Les marchés en sont convaincus – Décision monétaire de la RBA (mardi)  : Consensus économique et acteurs de marchés s’accordent à croire que la banque centrale australienne pourrait procéder mardi matin à une troisième baisse de taux cette année et ainsi réduire son taux directeur de -25pbs à un nouveau plus bas historique de 0,75%. Les signaux néanmoins envoyés par la banque centrale sont flous et ne permettent pas de dire avec certitude que celle-ci va opérer en ce sens. Elle pourrait en effet se laisser le temps d’évaluer l’évolution de l’économie australienne et repousser cette action au mois prochain.

Orientation & Volatilité  : Après avoir flirté avec le seuil de A$1,60, le cours EUR/AUD a enregistré un rebond de +1,6% en seconde partie du mois de septembre pour revenir osciller aux abords du seuil de A$1,63. Une nouvelle baisse de taux en Australie, couplée à de nouvelles tensions sur le front commercial entre la Chine et les Etats-Unis pourraient déclencher de vives pressions baissières sur la devise australienne et offrir un tremplin à la paire EUR/AUD pour sortir du couloir de A$ 1,60-1,63 dans lequel elle oscille depuis le début du mois de septembre.


Retour sur la séance de vendredi : Nouvelles inquiétudes sur le front commercial après les révélations de Bloomberg d’un projet de limitation des marchés américains aux entreprises chinoises / Fort repli de la livre sterling sur fond de spéculations de baisse de taux au Royaume-Uni

L’évènement majeur de la séance de vendredi fut le retour soudain d’inquiétudes des marchés sur le front commercial après la publication par l’agence Bloomberg d’un rapport suggérant que Washington considérait l’idée de réduire l’accès à ses marchés financiers aux entreprises chinoises dans un souci de réduire l’impact sur les bourses américaines d’une éventuelle dégradation des relations sino-américaines. Après une vague d’espoir observé en milieu de semaine après que le président américain ait évoqué qu’un accord plus rapide que prévu était envisageable, cette nouvelle a littéralement sapé le moral des marchés et fait craindre des discussions tendues lors du prochain cycle de négociation programmé le 10 et 11 octobre prochain. Sur les marchés des changes, nous avons assisté à un repli du dollar et du yuan, des devises sensibles au contexte commercial comme la couronne suédoise et d’un certain nombre de devises émergentes.

Après avoir été observé en début de séance à un nouveau creux depuis plus de 2 ans à $1,0903, le cours EUR/USD a réussi à légèrement sortir la tête hors de l’eau et est remonté à hauteur de $1,0950 en fin de journée. Le rebond resta néanmoins réduit (+0,2%) et la paire de change n’est pas parvenue à clôturer au-dessus de cette barrière à cause notamment de bons indicateurs conjoncturels américains – hausse surprise des commandes de bien durable, rebond de la confiance des ménages et rebond en ligne avec le consensus de l’indice de prix sous-jacent PCE – venant soutenir la demande en dollar. 

La paire EUR/CNH a bondi de +0,4% et fait son retour au-dessus du seuil de ¥7,80, support de la paire de change sur la période août-septembre. Handicapée par la publication d’une croissance nulle des ventes au détail en Suède alors que le consensus économique misait sur un rebond, la couronne suédoise a également souffert du vent d’aversion au risque soufflé sur les marchés des changes et abandonné près de -0,5% de sa valeur face à l’euro. Le cours EUR/SEK a ainsi clôturé la semaine au-dessus du seuil de SEK 10,7.

Sur les marchés émergents, le rand a subi -0,8% de pertes face à l’euro et tutoyé ses plus bas niveaux du mois à plus de ZAR 16,5. Sous couvert d’un nouveau repli du pétrole à son bas niveau depuis près de 2 semaines, le rouble russe a cédé -0,8% face à l’euro et l’EUR/RUB s’est écarté du seuil de RUB 70,0 ou ses plus bas niveaux depuis 18 mois.

Autre mouvement marquant de la séance de vendredi, le repli de -0,4% de la livre sterling face à l’euro consécutivement aux remarques d’un responsable monétaire britannique évoquant la possibilité que la Banque d’Angleterre opère prochainement une baisse de taux même si un scénario de « hard Brexit » était évité. Le cours EUR/GBP a de nouveau tenté de franchir le seuil de £0,89 mais échoué dans sa tentative, la paire clôturant la séance sous cette barrière.


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