Actualités du marché des devises

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juil. 09, 2019 | Analyse du marché des devises

Thèmes globaux

Séance du 9 juillet 2019 – Sommaire :

  • Volatilité toujours très réduite sur les marchés des changes. La livre sterling apparaît sous pression alors que le câble (paire GBP/USD) vient de casser un support clé (support de $1,25).
  • Le cours EUR/USD reste sur la défensive et lutte ce matin pour ne pas glisser sous $1,12. Le cours devrait être sensible aux variations du dollar alors que l’on assistera ce mardi aux interventions de quatre membres de la Fed dont le gouverneur central J. Powell (14h45).
  • Le cours EUR/GBP progresse de +0,2% et approche à nouveau du seuil de £0,90. La paire est influencée par les déconvenues rencontrées par la paire GBP/USD qui est retombée ce matin sous le niveau de $1,25 et teste actuellement ses plus bas niveaux depuis avril 2017 !
  • La paire EUR/JPY profite du peu de volatilité pour prolonger son redressement et remonte ce matin au-dessus du seuil de ¥122.
  • Rebond de l’EUR/AUD de +0,3% à plus de A$1,61 en réaction à la publication d’indices de sentiment montrant une perte de confiance des entreprises australiennes vis-à-vis des perspectives lors des prochains mois.
  • Le forint hongrois accentue sa chute amorcée la semaine dernière face à l’euro et chute ce matin à un nouveau creux de 5 semaines à plus de HUF 325 après la publication ce matin d’un recul plus prononcé que prévu de l’inflation en Hongrie au mois de juin.
  • La livre turque reprend quelques couleurs après sa lourde chute de la veille (-1,6%) et l’EUR/TRY revient à hauteur de TRY 6,40.

Pense-bête - Petit retour en arrière sur le moment de la séance de lundi : Une séance bien morose marquée par une absence globale de volatilité et une dégringolade de la livre turque

Un calme plat, ou telle pourrait être la description de la séance de lundi sur les marchés des changes où les prises de position ont été très minimes à cause notamment d’un calendrier économique très réduit sur ce début de semaine et d’une certaine forme de langueur qui semble s’installer alors que les décisions des investisseurs semblent désormais principalement suspendues aux deux réunions monétaires programmées à la fin du mois en Zone Euro (24-25 juillet pour la BCE) et aux Etats-Unis (30-31 juillet pour la Fed).

Le cours EUR/USD s’est révélé incapable de relever la tête hier après sa lourde chute de vendredi (-0,5%) consécutive à la publication de chiffres de l’emploi aux Etats-Unis bien meilleurs que prévu. La paire a creusé un peu plus ses pertes (-0,1% lundi) et s’est approchée un peu plus du seuil de $1,12 qu’elle n’a plus touché depuis plus de 2 semaines.  La publication d’une contraction inattendue de l’indice de sentiment européen Sentix alors que le consensus tablait sur un retour de l’indice en territoire positif (-5,8 vs. Con. +0,1 / -3,3 en juin) ainsi que les déboires du cours de la 1ière banque allemande Deutsche Bank (-5% lundi) après l’annonce de son plan de restructuration impliquant le licenciement de 18 000 personnes n’ont pas réellement l’euro à se redresser.

Le cours EUR/GBP continue d’osciller sans direction dans la borne supérieure du couloir étroit de prix de £0,89-£0,90 en attendant le débat de ce soir, lequel a été officialisé lundi, entre les deux finalistes de la primaire du Parti conservateur qui brigue la succession de Theresa May et de son poste de premier ministre, l’ancien maire de Londres et grand favori des bookmakers Boris Johnson et l’actuel ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt. La livre sterling reste handicapé par les craintes de « Hard Brexit » qui collent à la peau de Boris Johnson, lequel s’est engagé à assurer un divorce avec l’UE d’ici la fin du mois d’octobre quel qu’en soit le prix, avec ou sans accord.

Le cours EUR/CHF a une nouvelle fois testé la barrière de ₣1,1150 mais a encore manqué de souffle au moment de franchir le cap. L’absence (temporaire) de tensions commerciales profite à l’EUR/JPY qui revient doucement à hauteur du niveau de ¥122.

Pas de miracles pour le cours EUR/CAD qui malgré l’approche d’une nouvelle réunion monétaire de la Banque du Canada ce mercredi reste sur ses plus bas niveaux depuis 21 mois sous le seuil de C$1,47.

Petite phase corrective pour la couronne norvégienne ? Après avoir touché un pic de plus de 2 mois la semaine dernière face à l’euro, la devise vient d’enchainer trois séances consécutives de recul pour une perte cumulée de presque -0,7% et a atteint lundi un creux d’une semaine à plus de NOK 9,69.

Le forint hongrois enchaine lui aussi trois séances consécutives de repli face à l’euro pour une perte cumulée de -0,7%, dont -0,2% lundi à la veille de la publication des nouvelles statistiques d’inflation du mois de juin en Hongrie, et atteint hier un creux de 5 semaines face à l’euro à plus de HUF 324,0.

Le principal mouvement de la séance de lundi fut la dégringolade de la livre turque de près de -1,6% face à l’euro en réaction à l’annonce du départ surprise du président de la banque centrale turque. Vivement critiqué par l’exécutif pour son refus de réduire les taux directeurs pour stimuler une économie qui tourne au ralenti mais est également handicapé par de hauts niveaux d’inflation, le départ précipité de ce responsable monétaire pose la question de l’indépendance de la banque centrale vis-à-vis du gouvernement. Le cours EUR/TRY a touché un pic d’une semaine à plus de TRY 6,50 avant de retracer en cours de séance en direction du seuil de TRY 6,40.

Volatilité sur les marchés des changes – Dynamique de l’euro face à ses pairs :

USD

EUR/USD  :  Si l’EUR/USD a amorcé cette nouvelle semaine en douceur, cette dernière fait face à de nouvelles pressions baissières et doit se débattre pour garder la tête hors de l’eau et ne pas glisser vers ses plus bas niveaux de l’année à proximité du niveau de $1,11. La donne a quelque peu changé depuis la semaine dernière et la publication de bons chiffres de l’emploi aux Etats-Unis, du moins bien meilleurs que prévu. Si l’économie américaine s’essouffle, la dynamique de ralentissement n’apparaît pas à première vue aussi alarmante que certains oiseaux de mauvais augure le laissaient croire, et donc ne semble pas nécessiter une intervention rapide et très importante de la part de la banque centrale américaine. Si un scénario de baisse de taux par la réserve fédérale américaine à la fin du mois reste le scénario central (probabilité de réalisation toujours estimée à 100% sur les marchés à terme), il n’y a plus (ou pratiquement plus) de débats autour de la magnitude de cette réduction monétaire qui devrait vraisemblablement prendre la forme d’un abaissement d’un quart de point (probabilité de 94%). Le changement d’opinion des marchés qui anticipent désormais un virage accommodant aux Etats-Unis dans un premier temps moins marqué que prévu offre un peu d’air au dollar dont l’attractivité est encore très importante, notamment face à un euro très largement handicapé par le fort repli des taux obligataires européens depuis quelques semaines et la montée des spéculations de baisse de taux en Zone Euro dans les prochains mois (possiblement en septembre). Le volet monétaire devrait être jusqu’à la fin du mois et les réunions monétaires de la BCE et de la Fed le principal catalyseur de volatilité de la paire EUR/USD. En attendant la publication mercredi et jeudi des comptes-rendus des réunions monétaires de ces deux banques en juin (mercredi pour la Fed et jeudi pour la BCE) ainsi que l’audition semestrielle du gouverneur central américain Jerome Powell devant les députés des deux chambres du Congrès, la volatilité de la paire pourrait exclusivement influencée ce mardi par les variations du dollar faute à un calendrier économique très réduit aujourd’hui en Zone Euro. Surtout, c’est pas moins de quatre membres éminents de la banque centrale américaine, dont le président Powell, seront sur le pont aujourd’hui et pourraient être susceptibles de délivrer quelques détails précieux sur les futurs choix de la banque en matière de politique de taux.

Niveaux/Sentiment : Le cours EUR/USD reste sur la défensive et lutte ce matin pour ne pas descendre sous le niveau de $1,12. Si ce seuil devait être franchi, deux obstacles pourraient freiner une glissade de la paire vers ses plus bas niveaux de l’année et depuis mai 2017, un premier au niveau de $1,1150 et un second au niveau de $1,11 (plus bas niveau cette année recensé à $1,1106). Si les membres de la Fed pointaient du doigt une certaine urgence à amorcer un cycle accommodant pour venir soutenir l’économie dès lors l’EUR/USD pourrait connaître un rebond et s’écarter du seuil de $1,12 pour reprendre la direction de $1,13, avec sur son chemin la présence d’un seuil de résistance au niveau de $1,1260-70 (moyenne mobile 100 jours). Alors que le calme est revenu sur les marchés depuis l’annonce au G20 d’une trêve entre Pékin et Washington, on gardera un œil sur de possibles nouvelles tensions entre les deux camps qui ont prévu de reprendre les négociations cette semaine.  

Perf 2019 = -2,25% / Moyenne 2019 = $1,1293 / Point haut 8 juillet 2019 = $1,1234 / Point bas 8 juillet 2019 = $1,1205 / Clôture 8 juillet 2019 = $1,1214


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