Actualités du marché des devises

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mars 18, 2019 | Analyse du marché des devises

Thèmes globaux

Séance du 18 mars 2019 – Sommaire :

  • Volatilité relativement réduite. Vent d’optimisme qui se prolonge ce matin sous l’effet d’un rebond significatif des actions chinois (+2,5%). Les marchés se remettent à espérer une issue positive dans les négociations Chine/Etats-Unis
  • Soupçon d’inquiétudes du côté britannique alors que Theresa May a jeté le trouble sur l’organisation cette semaine d’un 3ième vote sur le texte de sortie. Le cours EUR/GBP remonte au-dessus du seuil de £0,8550
  • Le cours EUR/USD poursuit son ascension mais se heurte au seuil de $1,1350
  • Le cours EUR/JPY approche d’un pic de 2 semaines à hauteur de ¥126,50
  • Correction de la paire EUR/AUD qui évolue ce matin sous le niveau de A$ 1,60
  • Pic de 2 semaines de la paire EUR/CNH à plus de ¥7,62

USD

USD – Réunion monétaire de la réserve fédérale américaine (mercredi) – Agenda de taux révisé à la baisse ? : Selon toute vraisemblance, la banque centrale américaine devrait conserver ses taux d’intérêt inchangés dans une fourchette de fluctuation de 2,25%-2,50%, les multiples signaux de début de fléchissement de l’économie américaine (ralentissement de l’inflation, créations d’emploi très modestes en février,…) ou encore les « chocs externes » causés par le Brexit, les tensions commerciales ou encore la recrudescence de volatilité au sein des pays émergents constituant à ce jour des facteurs auxquels les responsables monétaires sont assez sensibles et requièrent un haut degré de vigilance de leur part. Ce seront donc vers les nouvelles projections économiques dévoilées par la banque, et plus particulièrement les anticipations de hausse de taux, que les regards vont se tourner mercredi soir. En décembre dernier, la Fed avait inscrit deux hausses de taux à son agenda 2019 et apparaissait ardemment décidée à poursuivre sa politique de normalisation or depuis la donne a bien changé. Au regard de l’amenuisement des catalyseurs susceptibles de porter l’économie américaine et de la multiplication en parallèle de risques exogènes susceptibles de peser sur l’activité, une large partie des investisseurs estiment que la banque centrale pourrait opérer une pause monétaire cette année et ainsi ne procéder à aucun resserrement monétaire. Cette conviction sera-t-elle confortée par les nouvelles projections de la banque ou au contraire remise en cause par le choix de la Fed de maintenir pour le moment ses plans inchangés par rapport à ce qui fut défini en décembre ? Une fois n’est pas coutume, la bonne réponse pourrait se révéler être un entre-deux de ces propositions et potentiellement les responsables monétaires américaines pourraient se laisser un peu de marges de manœuvre et se donner l’opportunité d’intervenir à nouveau d’ici décembre si les conditions globales s’amélioraient significativement.

Orientation & Volatilité  : Le dollar reste solidement valorisé face à l’euro mais ne parvient pas à passer un cap faute au peu d’anticipations de hausse de taux cette année aux Etats-Unis. De retour à plus de $1,13 en fin de semaine dernière après avoir atteint un point bas depuis plus de 20 mois à moins de $1,12 à la sortie de la réunion monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), le cours EUR/USD pourrait de nouveau fléchir si tant est que la Fed laisse la porte ouverte à un nouveau resserrement monétaire cette année, et ainsi vient contredire les spéculations de pause. Néanmoins, une révision à la baisse du calendrier défini en décembre dernier viendrait souligner l’idée que l’on a clairement changé de tempo en termes de normalisation comparé aux quatre opérations réalisées en 2018 et que malgré tout l’on approche progressivement d’une fin de cycle. Dans ce contexte, le potentiel haussier du dollar apparaît relativement réduit et il ne serait pas surprenant de voir l’EUR/USD exprimer à nouveau quelques résistances au moment de casser la barrière de $1,12. Il ne va sans dire que l’officialisation d’une pause monétaire de la Fed en 2019 offrirait un tremplin à la paire de change pour accentuer son redressement et tenter de rejoindre ses récents sommets situés autour de $1,14-$1,15 (niveaux de résistance situés à $1,1420 puis $1,1515).

GBP

GBP – Nouveau vote du texte de sortie au Parlement britannique ? (mardi ou mercredi) – Theresa May met la pression sur les députés : Après le rejet d’une sortie sans accord et la demande faite d’un report de la date de sortie de l’Union Européenne actuellement fixée au 29 mars prochain, les députés britanniques de la Chambre des communes pourraient être amenés à voter cette semaine une 3ième fois le texte de sortie auquel serait ajouté un amendement stipulant un ajournement du Brexit au 30 juin prochain.  Ce vote pourrait être organisé mardi ou mercredi mais rien n’est moins sûr. En effet, la première ministre britannique a laissé entendre qu’elle pourrait renoncer à cette nouvelle tentative de ratification de l’accord de divorce signé avec les dirigeants européens en novembre dernier si elle n’obtient pas le soutien de ses principaux partenaires au Parlement, dont ceux de la formation Nord-irlandaise du DUP. Pour Theresa May, il ne fait aucun doute qu’un refus d’un « report technique » court pourrait conduire au maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE pendant une période prolongée, et potentiellement conduire à une annulation stricto sensu du processus de sortie. Le temps presse pour les autorités britanniques qui n’ont plus que deux semaines pour trouver une alternative et éviter un rupture nette et brutale sans accord. Du côté européen, on se dit prêt à reporter la date du Brexit mais à condition que Londres apporte des arguments solides pour justifier une telle requête. Un conseil de l’Union Européenne de deux jours, aussi communément appelé « Sommet européen », se tiendra en fin de semaine (jeudi et vendredi) et sera l’occasion pour les dirigeants des 27 membres de l’UE de faire le point sur les demandes éventuelles faites par Londres et potentiellement ratifier à leur tour – si tant est que le Parlement britannique l’ait fait en amont - l’accord de sortie.

Orientation & Volatilité  : La livre sterling sort d’une semaine particulièrement mouvementée où elle a enchainé les variations de +/- 2% au gré de la montée et de la dissipation des craintes de « Hard Brexit » et la propagation en parallèle des espoirs de report de la date de sortie. Au final, le cours EUR/GBP est retombée en fin de semaine dernière au niveau de ses plus bas niveaux depuis mai 2017 (22 mois) à un peu plus de £0,85, les investisseurs faisant clairement le pari que le Brexit devrait être décalé dans le temps voire annulé. Au regard de l’unilatéralité des anticipations, il y a un vrai risque que la livre connaisse à nouveau quelques tourments importants si au final tout ne se passe pas comme prévu. Une première résistance se situe au niveau de £0,86, puis de £0,8675. Toutefois, la livre sterling pourrait être tentée de poursuivre son redressement si report il y a – attente d’une officialisation – cependant les gains sont susceptibles d’être modestes et/ou ne pas perdurer très longtemps car une fois la nouvelle digérée par les marchés, de nombreuses questions sur les conséquences et implications d’un report de la sortie pourraient rapidement survenir et de nouveau assombrir les perspectives de la livre sterling. Décaler le Brexit revient à reporter les incertitudes, pas les effacer totalement. Cela les marchés en ont bien conscience.

EUR

EUR – Enquêtes PMI de mars (vendredi) – Ralentissement de l’activité accentué ou freiné ?  : En février, on avait noté une légère accélération de la croissance de l’activité dans le secteur privé en Zone Euro néanmoins celle-ci était principalement portée par le secteur des services car l’industrie européenne restait en zone de contraction. Le chef économiste de l’agence Markit, l’institut à l’origine de la publication chaque mois de ces enquêtes, restait pour le moins prudent au moment de commenter ces résultats. Au regard des résultats publiés à ce jour, la croissance du PIB dans la région pourrait rester très modeste au 1er trimestre 2019 et ne guère dépasser les 0,2%, soit une performance similaire à celle enregistrée lors du dernier trimestre de l’année dernière.

Orientation & Volatilité  : Les premières anticipations des économistes font état d’une dynamique en mars relativement similaire à celle du mois de février avec un secteur industriel toujours à la peine et toujours en « zone de contraction ». Les plus pessimistes diront que la situation économique ne s’améliore guère, quant aux plus optimistes ils pourraient louer une situation qui n’empire pas. Au final, le résultat devrait être le même : peu de forces de traction et catalyseurs susceptibles de pousser l’euro à se revaloriser significativement.  


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