Actualités du marché des devises

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mars 07, 2019 | Analyse du marché des devises

Thèmes globaux

Séance du 7 mars 2019 – Sommaire :

  • Volatilité très réduite en l’absence de catalyseur sur le volet commercial, le Brexit ou d’indicateurs économiques majeurs. L’euro reste sous pression avant la réunion de la BCE.
  • L’EUR/USD se maintient au-dessus du support de $1,13 avant la réunion de la BCE et l’annonce probable de nouvelles mesures de soutien (programme TLTO) en marge d’une révision des projections de croissance et d’inflation. Communiqué à 13h45 / Conférence de presse à 14h30
  • L’EUR/GBP plafonne toujours à £0,86 faute d’éléments nouveaux sur le Brexit
  • L’EUR/CAD reste à hauteur de C$1,52 ou son plus haut niveau depuis 6 semaines au lendemain de la réunion de la Banque du Canada
  • Rebond plus modeste des ventes au détail en Australie (+0,1% M/M Vs cons. 0,3%). Pas d’impacts sur l’EUR/AUD qui corrige après avoir buté une nouvelle fois sur la barrière de A$ 1,61 (pic de 2 mois)
  • L’EUR/ZAR est orienté à la hausse ce matin et approche de ses plus hauts niveaux depuis 2 mois à presque ZAR 16,20

Pense-bête - Petit retour en arrière sur le moment de la séance de mercredi : Un EUR/USD indécis soutenu par des indicateurs américains mitigés / La Banque du Canada fait chuter le dollar canadien / Le dollar australien perd pied face à des chiffres de croissance décevants

En l’absence de catalyseurs sur le volet commercial – de nouveaux éléments concernant un éventuel accord entre la Chine et les Etats-Unis se font toujours attendre – et à la veille d’une nouvelle réunion monétaire de la Banque Centrale Européenne qui pourrait être marquée par l’annonce de nouvelles mesures de soutien économique, la paire EUR/USD est restée sous pression avec en ligne de mire le support de $1,13. Le cours a une nouvelle fois tenté de glisser sous cette barrière et enregistré à cette occasion un nouveau creux de 2 semaines à $1,1284, cependant celui-ci est parvenu en seconde partie de journée à inverser cette dynamique et remonter progressivement au-dessus de $1,13 grâce à l’appui notamment d’indicateurs économiques mitigés. Le rapport ADP a montré un volume de créations d’emploi dans le secteur privé légèrement en-dessous des attentes au mois de février (183k Vs cons. 189k) tandis que les statistiques commerciales ont fait été état d’un creusement du déficit au mois de décembre à un pic de plus de 10 ans de presque $60Mds (+18,8% par rapport au mois précédent). Au cours d’une année 2018 marquée par les ambitions protectionnistes de la Maison Blanche, les Etats-Unis ont enregistré un déficit record de $621Mds, soit une hausse de 12,5% par rapport à 2017. De son côté, la livre sterling reste égale à elle-même et continue de plafonner au niveau du seuil de £0,86 alors que l’on observe toujours aucune avancée concrète ou annonce majeure concernant le Brexit. Les spéculations autour d’une possible hausse de taux cette année au Royaume-Uni, apparues mardi après les propos jugés optimistes du gouverneur central britannique Mark Carney, se sont vite dissipées et renvoyées la devise britannique à la réalité, c’est-à-dire une volatilité entièrement liée à l’issue du prochain vote parlementaire sur le texte de sortie qui doit avoir lieu d’ici le 12 mars prochain. Faute d’éléments nouveaux sur le front commercial et au regard de l’ajustement graduel de communication des principales banques centrales de pays développés en faveur d’une approche plus prudente en matière de politique de taux (Fed, BCE, Banque du Japon, Réserve Bancaire Australienne…), les investisseurs se montrent un peu moins optimistes qu’ils ne l’étaient quelques semaines auparavant. Cette légère baisse de moral des acteurs de marché se retranscrit sur la volatilité du yen qui a enregistré mercredi sa 3ième séance consécutive de hausse face à l’euro et atteint un pic depuis 4 séances à un peu moins de ¥126,20. Le dollar canadien a lourdement chuté mercredi (-0,7%) face à l’euro en marge de la nouvelle réunion de la banque centrale canadienne et atteint son plus bas niveau depuis 6 semaines à plus de C$1,52 (pic recensé à C$ 1,5222). Si le nouveau statu quo de la banque sur ses taux directeurs n’a surpris personne, les investisseurs ont froidement accueilli le changement de discours de cette dernière qui désormais parle ouvertement de doutes concernant la date de sa prochaine hausse de taux compte de la montée des risques extérieurs et de la contre-performance de l’économie canadienne au cours des récents mois. Le dollar australien lui-aussi connu une séance compliquée et accusé un important repli face à l’euro (-0,7%) après la publication de chiffres de croissance au dernier trimestre 2018 moins robustes que prévu (+0,2% T/T Vs cons. +0,3%). Le cours EUR/AUD a lui atteint le seuil de A$ 1,61 pour la 1ière fois depuis presque 2 mois. S’il n’y ici rien d’alarmant, ce rebond très modeste de l’économie australienne s’inscrit dans un contexte de montée récente des spéculations de baisse de taux à horizon 12 mois depuis que le gouverneur central australien a reconnue le mois dernier que cette option était envisageable si les conditions étaient amenées à se détériorer davantage. Après deux séances consécutives de gains face à l’euro, le rand sud-africain a corrigé de près de -0,8% et l’EUR/ZAR est remonté au-dessus du seuil de ZAR 16,1 sous l’impulsion d’un appétit au risque réduit et sur fond de déception après la publication d’un indice de confiance des entreprises sud-africaines à un plus bas depuis 5 mois.

Volatilité sur les marchés des changes – Dynamique de l’euro face à ses pairs :

USD

EUR/USD  :   Sans réelle surprise, le cours EUR/USD reste sur la défensive en amont de la réunion de la Banque Centrale Européenne (BCE) et attend que le verdict tombe pour soit accentuer son repli, ou alors corriger à la hausse si les annonces de nouvelles mesures de soutien attendues par les marchés restent ce mois-ci dans les cartons. Au regard de la volatilité de la paire de change sur ce début de semaine – repli de –0,6% et creux de 2 semaines atteint à moins de $1,13 – on peut se questionner sur le potentiel baissier de cette dernière sachant que l’on est déjà très proche des plus bas niveaux observés cette année et depuis le mois de juin 2017. Pour le moment le support de $1,13 tient bon mais il pourrait céder si la banque centrale sous-entend ; en plus des annonces de réduction de ses projections de croissance et d’inflation et du lancement à venir d’un programme de prêts longs à taux réduits auprès des établissements bancaires européens qui sont déjà grandement intégrées dans la valorisation actuelle du cours de change ; qu’elle pourrait reporter officiellement son projet de hausse de taux au plus tôt en 2020.

Niveaux clés : La volatilité sur l’EUR/USD pourrait rester relativement réduite ce matin en attendant la BCE qui dévoilera les conclusions de sa réunion monétaire en début d’après-midi (13h45) et la traditionnelle conférence de presse du gouverneur central Mario Draghi qui se tiendra dans la foulée (14h30). Les marchés retiennent leur souffle à l’approche de cet évènement qui pourrait être tournant si est officiellement enterré l’espoir de hausse de taux cette année. Outre un nouveau glissement sous le support de $1,13, il faudra surveiller dans le cas où un tel scénario se produirait tout glissement vers et en-dessous du plus bas niveau atteint cette année ($1,1231) et au cours des 20 derniers mois ($1,1213). Une retracement du cours vers $1,14 n’est pas à négliger en cas de sentiment de soulagement des investisseurs après cette réunion et posture moins accommodante que prévu de la BCE.

Perf 2019 = -1,40% / Moyenne 2019 = $1,1379 / Point haut 6 mars 2019 = $1,1326 / Point bas 6 mars 2019 = $1,1284 / Clôture 6 mars 2019 = $1,1305


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