Actualités du marché des devises

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août 24, 2018 | Analyse du marché des devises

Thèmes globaux

Séance du 24 août 2018 – Sommaire :

  • Peu de mouvements sur les marchés des changes lors du séance qui sera marquée par le discours du président de la Fed à Jackson Hole. Le yen poursuit sa décélération tandis que le dollar australien rebondit légèrement après l’annonce du départ du 1er ministre australien.
  • L’économie allemande confirme sa bonne performance au T2 et l’EUR/USD efface ce matin une partie des pertes de la veille pour remonter au-dessus du seuil de $1,1550. Regards principalement tournés ce vendredi vers le Wyoming et le discours du président de la Fed (16h00).
  • Le cours EUR/GBP a réussi hier à casser la barrière de £0,90 et oscille ce matin tout près de son pic de l’année (£0,9030). Les tentatives du gouvernement de rassurer l’opinion sur les impacts mesurés d’un « hard Brexit » ne convainquent pas les marchés.
  • L’EUR/JPY poursuit son ascension et tape ce matin à la porte du seuil de ¥129. La paire engrange un rebond de presque 2% depuis 4 séances et profite du retour au calme temporaire sur les marchés. La performance décevante de l’inflation japonaise participe au repli du yen.
  • Après avoir atteint un pic de trois mois à plus de A$1,59, le cours EUR/AUD corrige légèrement ce matin après l’annonce de départ du gouvernement du premier ministre Malcom Turnbull, victime d’un vote de défiance des membres du Parti Libéral.
  • L’EUR/CAD continue de progresser et évolue ce matin sur ses plus hauts niveaux depuis deux semaines à plus de C$ 1,51 alors que les marchés s’inquiètent de la mise à l’écart de Canada des discussions actuelles entre Etats Unis et Mexique sur l’ALENA.
  • Correction ce matin de la paire EUR/ZAR de -0,3% sous ZAR 16,60 après son important rebond de la veille (+1,2%).

Volatilité sur les marchés des changes  – Dynamique de l’euro face à ses pairs :

USD

EUR/USD : Après six séances consécutives de hausse et un rebond de plus de 2,0%, le cours EUR/USD a enregistré jeudi un net coup d’arrêt dans son ascension (-0,5% à $1,1537), la faute à un regain d’intérêt pour le dollar face aux signaux de prochaine hausse imminente de la part de la réserve fédérale américaine et à l’absence en parallèle d’indices laissant suggérer une nette amélioration des relations commerciales entre Pékin et Washington après la venue cette semaine aux Etats Unis du vice-ministre chinois au commerce. La devise américaine a globalement surfé sur l’impression positive laissée par les Minutes de la Fed mercredi soir laissant suggérer que la banque centrale américaine devrait très vraisemblablement opérée une 3ième hausse de taux cette année au mois de septembre prochain si aucune perturbation ne vient entacher la bonne performance actuelle de l’économie américaine. Ce scénario, déjà globalement intégré par les marchés (probabilité de réalisation estimée à 95% sur les marchés monétaires), pourrait, aux yeux de nombreux observateurs, être confirmé par le gouverneur central américain lors de son discours de vendredi donnée en marge du séminaire annuelle de la banque centrale américaine à Jackson Hole. Dans le même temps, l’euro n’a pas pu compter sur des relais pour accroître davantage sa progression puisque les enquêtes préliminaires d’activité PMI en Zone Euro au mois d’août ont laissé une impression mitigée (légère accélération dans le secteur privé et net repli dans le secteur manufacturier), et surtout confirmé au combien les entreprises européennes étaient sensibles à l’escalade de tensions commerciales observée sur les derniers mois. Une hypothèse qui fut également confirmée et soulignée par la BCE dans le compte rendu publié jeudi de la réunion monétaire réalisée fin juillet. Ce document n’a provoqué guère de réactions sur les marchés des changes, celui-ci ne faisant au contraire que confirmer les inquiétudes partagées par l’ensemble des responsables monétaires européens à l’égard des risques émanant du protectionnisme et des frictions commerciales, ainsi que leur non empressement pour l’heure à procéder à une première remontée des taux d’intérêt. Autre point marquant de la séance de jeudi qui n’a pas fait les affaires de l’euro, l’annonce du renoncement de la chancelière Angela Merkel à soutenir un candidat allemand pour prendre la succession de Mario Draghi à la tête de la BCE à la fin de son mandat en octobre 2019 – celle-ci préférant viser la présidence de la Commission Européenne - alors même que le président de la Bundesbank, l’orthodoxe et partisan d’une politique monétaire plus agressive Jens Weidmann, faisait il y a encore quelques mois figure de favori.

Alors que les regards seront globalement tournés ce vendredi vers le Wyoming et l’intervention du président de la Fed Jerome Powell à Jackson Hole (16h00), le cours EUR/USD effaçait ce matin une partie des pertes de la veille et reprenait la direction de la barrière de $1,16 , en partie soutenu par la confirmation ce matin de la bonne performance de l’économie allemande au second trimestre (pas de révision des estimations de PIB en Allemagne au T2 – croissance confirmée de +0,5% T/T sur la période entre avril et juin). Si une nouvelle hausse de taux aux Etats Unis le mois prochain ne fait aucun doute dans l’esprit des investisseurs, cela n’empêche pas que plusieurs interrogations ont récemment émergé autour des futures décisions monétaires aux Etats Unis. Les récentes critiques du président américain contre la politique de hausse de taux menée par la Fed ou encore les récentes inquiétudes de certains responsables américains à l’égard des tensions commerciales, relevées dans le dernier compte rendu de réunion publié mercredi soir, soulèvent des questions quant aux éventuels risques qui pourraient venir perturber l’agenda monétaire de la banque centrale dans les prochains mois. Il est clair qu’une absence de clarification de la part de Powell sur ces points et/ou l’observation de premiers signes de doutes dans le discours habituellement très optimiste du gouverneur central américain donnerait l’occasion aux investisseurs de sanctionner à nouveau le dollar. Dans le cas inverse, l’impression laissée d’une banque centrale toujours interventionniste et désireuse de marquer son autonomie vis-à-vis de la Maison Blanche pourrait venir soutenir le billet vert et renvoyer l’EUR/USD vers son support de $1,15.                                                

Perf 2018 = -3,62% / Moyenne 2018 = $1,1984 / Point haut 23 août 2018 = $1,1599 / Point bas 23 août 2018 = $1,1528 / Clôture 23 août 2018 = $1,1537

GBP

EUR/GBP :  À force de plier, la barrière de £0,90 a fini par rompre jeudi et le cours EUR/GBP a réussi à clôturé au-dessus de ce seuil clé(£0,9008 jeudi) pour la 1ière fois depuis le 8 août dernier (11 séances exactement). Les marchés n’ont semble-t-il pas réellement été convaincus par la première série de fiches techniques publiées hier par le gouvernement britannique venant détailler aux acteurs économiques et ménages la marche à suivre pour assurer une certaine continuité et éviter les risques de perturbation à court terme en cas de Brexit en mars 2019 sans signature d’accord préalable avec l’Union Européenne. D’après ces documents, le Royaume-Uni prône un alignement temporaire aux règles européennes pour certains domaines d’activité comme celui des médicaments, et entend appliquer dans un premier temps es règles mises en vigueur par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) pour ses relations commerciales extérieures. Si Londres tente désespérément de minimiser les impacts d’un scénario de « rupture brutale » avec l’Union Européenne, un scénario qui gagne chaque jour qui passe un peu plus de crédibilité malgré les récentes déclarations optimistes du ministre en charge du Brexit qui reste convaincu qu’un terrain d’entente est possible, cependant la méthode Coué ne prend pas auprès des observateurs extérieurs et économistes qui considèrent, pour grand nombre d’entre eux, une sortie sans accord comme quelque chose de très dommageable pour l’économie à court terme. Le cours EUR/GBP consolide ce vendredi matin sa position au-dessus du niveau de £0,90 et a approché tout près de son pic de l’année atteint un peu plus tôt ce mois-ci à £0,9030. Il n’est pas impossible qu’un nouveau record en 2018 soit observé aujourd’hui en cas d’accroissement des incertitudes des investisseurs à l’égard du Brexit et de nouveau mouvement de retrait important sur la livre sterling.

Perf 2018 = +1,42% / Moyenne 2018 = £0,8822 / Point haut 23 août 2018 = £0,9023 / Point bas 23 août 2018 = £0,8967 / Clôture 23 août 2018 = £0,9008

JPY

EUR/JPY  :  Pas de nouvelle est une bonne nouvelle, ou tel semble être l’adage qui soutient la dynamique actuelle de revalorisation de la paire EUR/JPY qui enregistre actuellement sa 4ième séance consécutive de hausse (performance en cours) pour un gain cumulé de presque 2%. Malgré le peu d’échos publiés en marge de la venue cette semaine d’une délégation chinoise à Washington, et d’une première reprise de dialogue officielle entre les deux principales économies mondiales depuis deux mois, l’absence de nouvelles frictions commerciales est accueillie plutôt positivement par les marchés qui goutent à ce retour (temporaire) au calme après une période estivale très agitée. En parallèle, les investisseurs ont été réconfortés par les commentaires positifs émanant des discussions actuelles entre Etats Unis et Mexique sur l’ALENA qui semblent aller dans le bon sens. Outre l’amélioration progressif du sentiment des investisseurs face à un environnement de marché moins hostile, les pressions baissières sur le yen – valeur refuge de référence – sont également nourries ce matin par la déception laissée par des chiffres d’inflation au Japon moins robustes que prévu. L’indice de prix de base (panier excluant les produits aux prix les plus volatils comme l’énergie ou les produits alimentaires) a progressé à un rythme annuel de 0,8% au mois de juillet, une dynamique similaire à celle du mois précédent alors que le consensus tablait lui sur une légère accélération (cons. 0,9% A/A). L’absence continue de pressions importantes sur les prix vient tuer dans l’œuf l’hypothèse d’une prochaine inflexion monétaire de la part de la Banque du Japon, laquelle devrait dans ces conditions poursuivre sa politique ultra-accommodante de soutien à l’économie pendant une période prolongée. Après avoir franchi successivement les barrières de ¥127 et ¥128 cette semaine, le cours EUR/JPY vient taper à la porte du seuil de ¥129 et oscille désormais tout près de sa moyenne mobile 50 jours de ¥128,90.

Perf 2018 = -4,74% / Moyenne 2018 = ¥ 131, 00 / Point haut 23 août 2018 = ¥ 128,76 / Point bas 23 août 2018 = ¥ 127,91 / Clôture 23 août 2018 = ¥ 128,42

AUD

EUR/ AUD :   Mis sous pression depuis le début de la semaine, le premier ministre australien Malcom Turnbull n’a rien pu faire face à la fronde menée par l’aile conservatrice de son parti. Celui-ci n’a pas réussi à obtenir la majorité du vote de confiance organisée ce matin au sein du Parti Libéral et doit laisser sa place à la tête du gouvernement à Scott Morrison qui devient le 6ième chef du gouvernement en 11 ans. Après un nouveau rebond important en amont de ce vote – presque +1% jeudi – et un pic de trois mois atteint à plus de A$ 1,59 (pic recensé à A$1,5933), le cours EUR/AUD corrige très  légèrement ce matin mais reste néanmoins à hauteur de cette barrière clé.

Perf 2018 = +3,34% / Moyenne 2018 = A$ 1,5702 / Point haut 23 août 2018 = A$ 1,5933 / Point bas 23 août 2018 = A$ 1,5767 / Clôture 23 août 2018 = A$ 1,5920


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