Actualités du marché des devises

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févr. 05, 2018 | Analyse du marché des devises

Thèmes globaux

Séance du 5 février 2018 - L’humeur des marchés (fin de séance asiatique/début de séance européenne) :

  • Début de semaine dans le rouge pour l’euro qui vient contraster avec la folle fin de semaine vécue par la devise européenne. Cela s’apparente à une correction technique en marge des chiffres de ventes en détail qui s’annoncent décevants en Zone Euro (consensus : -1,0%).
  • L’EUR/USD reste plutôt stable. Les anticipations monétaires relatifs aux bons chiffres de l’emploi publiés vendredi aux Etats Unis n’ont pas d’effets sur le dollar…du moins pour le moment. Effet potentiellement retardé par les craintes de nouveau « shutdown » cette semaine aux Etats Unis.
  • L’EUR/GBP reste également stable autour de £0,8820 ce matin. La prudence reste de mise en amont de la visite du négociateur en chef européen Michel Barnier à Londres ce lundi.
  • Le retour d’un sentiment d’aversion au risque sur les marchés - notamment provoqué par la forte chute des marchés actions américains vendredi, la chute des cours des matières premières ce lundi et le maintien de nombreuses tensions politiques à travers le monde – soutient une demande pour les valeurs refuges. L’EUR/CHF reste toujours aux portes de ₣1,16 tandis que la paire EUR/JPY chute sous le niveau de ¥137.
  • Légère correction de l’EUR/AUD sous A$1,57 malgré l’approche de la réunion de la RBA mardi matin. La paire reste malgré tout sur un niveau très élevé, proche d’un pic de 2 ans (A$1,5770).                        

Résumé de la séance précédente (vendredi 2 février 2018) / du weekend :  De très bons chiffres de l’emploi aux Etats Unis, mais le dollar ne trouve toujours pas « preneur »…La livre sterling sous pression sur fond de discorde interne…CDU & SPD tentent de trouver un compromis en Allemagne…Le dollar australien continue sa chute et l’EUR/AUD approche d’un pic de 2 ans (A$1,57)…Le président Zuma sera soumis à un nouveau vote de confiance le 22 février prochain

La séance de vendredi a été marquée par les très bons chiffres de l’emploi aux Etats Unis et la montée en parallèle d’anticipations d’une possible accélération du rythme de normalisation monétaire par la réserve fédérale américaine (Fed). Si les marchés actions et obligataires américains ont été sévèrement impactés par l’émergence de ce sentiment – Wall Street reculant de 2% vendredi et enregistrant sa plus mauvaise performance hebdomadaire en 2 ans tandis qu’à l’opposé le taux d’emprunt d’Etat 10 ans américain atteignait un pic de 4 ans à plus de 2,85% - le dollar américain n’a pas réellement trouvé preneur. Malgré un très solide volume de créations d’emploi en janvier (200k vs consensus 180k), et surtout une accélération surprise des salaires dont la dynamique annuelle atteint un plus haut depuis plus de 8 ans à 2,9% (depuis mai 2009), les marchés ne veulent pas céder à l’euphorie générale et maintiennent un scénario de deux hausses de taux cette année, soit une de moins que ce prévoit l’agenda monétaire de la Fed défini en décembre dernier. Alors que cette accélération des salaires pourrait à terme venir nourrir une hausse de l’inflation vers l’objectif recherché de 2,0%, comme l’ont souligné de nombreux responsables monétaires américains ces derniers jours, cependant il semblerait que l’on attende du côté des marchés des changes davantage de preuves tangibles avant de considérer un éventuel repositionnement à l’achat sur la devise américaine. Cela vient expliquer le recul somme toute modeste de la paire EUR/USD, celle-ci stoppant sa chute vendredi à l’approche du seuil de $1,24 puis corrigeant pour finir la séance au-dessus de $1,2450 (clôture à $1,2460). Au final, le cours de change finit la semaine à peu près sur les mêmes niveaux auxquels il l’avait débuté. Ni la Fed, ni le discours sur l’état de l’union, ni les chiffres de l’emploi n’ont changé quoi que ce soit. Ce qui semble confirmer que l’on est bien dans un cycle d’ « affaiblissement du dollar américain » / « d’optimisme vis-à-vis de l’euro ».

La livre sterling a subi un important recul face à l’euro vendredi, la faute à l’effet cumulé des craintes à l’égard des dissensions visibles au sein du gouvernement britannique sur la question du Brexit ; le camp des modérés s’opposant à celui des partisans d’une rupture nette ; et de prises de bénéfices avant les échéances qui arrivent cette semaine. À savoir, un nouveau tour de table à Bruxelles sur le Brexit et la première réunion monétaire de l’année au Royaume-Uni ce jeudi. Profitant des récents gains enregistrés par la livre sterling en janvier, il s’avère que de nombreux investisseurs ont préféré clôturer leurs positions afin d’affronter sereinement la semaine qui arrive. La paire EUR/GBP a accru les premiers gains enregistrés jeudi (+0,63% vendredi ; soit +0,83% sur les deux dernières séances de la semaine) et clôturé vendredi au-dessus du seuil de £0,88 pour la 1ière fois en deux semaines (£0,8820 vendredi).

En Allemagne, sociaux-démocrates et conservateurs s’étaient donnés rendez-vous ce dimanche pour tenter de trouver un terrain d’entente en vue de former une nouvelle « Grande coalition », une alliance déjà observée à la tête du gouvernement ces quatre dernières années. Bien qu’un compromis était initialement souhaité à l’issue de cette journée de négociation, les deux partis vont poursuivre leurs discussions cette semaine. Malgré d’importants progrès notables, des points de divergences demeurent, notamment sur les sujets tels que l’immigration, l’emploi, des retraites ou encore de l’écologie. Un accord pourrait être conclue en début de semaine, plus de quatre mois maintenant après le dévoilement des résultats des dernières élections qui avaient vu la CDU d’Angela Merkel terminer en tête avec son pire score depuis l’après-guerre et l’extrême droite (AfD) faire son entrée au parlement pour la 1ière fois de son histoire. C’est la dernière carte jouée par la chancelière Angela Merkel si elle veut s’éviter l’inconfort de diriger un gouvernement minoritaire ; option qui était rejetée par cette dernière ; ou de voir son 4ième mandat mis en danger en cas d’organisation d’un nouveau scrutin.

Sur fond de pessimisme général des marchés en amont de la première réunion monétaire de l’année en Australie (mardi 6 février), le dollar australien a enregistré à nouveau un important recul de 1% face à l’euro vendredi. La paire EUR/AUD a franchi pour sa part le seuil de A$1,57 pour la 1ière fois depuis plus de deux mois et s’est approchée tout près de son pic de 2 ans de A$1,5771 atteint le 1er décembre dernier (clôture à A$1,5717 / pic de la séance de vendredi à A$ 1,5724).

Le président du parlement sud-africain a accepté la requête du parti de l’opposition ; Les Combattants de la Liberté Economique (EFF) ; d’organiser un nouveau vote de confiance à l’encontre du président Jacob Zuma. L’étau se resserre sur celui qui semble de moins en moins en odeur de sainteté à la tête du gouvernement, la faute notamment à ses supposés implications dans des affaires de corruption/collusion et un bilan économique très décevant. Au sein même de son propre parti, on discute également d’un possible départ anticipé avant les élections générales de 2019. Ce départ, s’il se concrétise, pourrait venir conforter les investisseurs, et le rand sud-africain (ZAR), quant à l’éventualité d’un nouveau climat politique et économique désormais moins instable dans le pays. En attendant, le cours EUR/ZAR a étendu le rebond amorcé jeudi et a clôturé la semaine au-dessus du seuil de ZAR 15,0 (clôture à ZAR 15,06).

Vos rendez-vous clés de la semaine du 05 au 11 février  : Les Etats Unis face à un nouveau risque de fermeture de ses administrations (date butoir jeudi soir) tandis que la Fed accueille son nouveau président (lundi)…Semaine tendue au Royaume-Uni en prévision d’un nouveau tour de négociation sur le Brexit (mardi-vendredi) et de la réunion de la Banque d’Angleterre (jeudi)…Réunion monétaire en Australie : temporisation attendue (mardi)

  • Etats Unis  

Le gouvernement face à un nouveau risque de « fermeture » ? Deux semaines après avoir passé trois jours à l’arrêt faute d’accord budgétaire au Sénat, l’Etat américain voit de nouveau surgir face à lui la menace d’un « shutdown ». Les parlementaires américains ont jusqu’à jeudi soir pour trouver un accord budgétaire, ou du moins une extension temporaire, pour assurer le financement des administrations et services fédéraux. C’est vers la seconde option que semble s’acheminer les débats, l’écriture d’un projet de loi de financement de l’Etat sur le long-terme réclamant encore du temps pour satisfaire les deux partis, Républicains et Démocrates. Si les négociations sont toujours en cours, les questions sur la protection de l’immigration et l’extension du budget de la défense restant un point de contentieux majeur, la chambre des représentants pourrait voter ce mardi une extension budgétaire jusqu’au 22 mars prochain si l’on en croit les rumeurs relayées par plusieurs médias en fin de semaine dernière. Cela offrirait un peu d’air au gouvernement américain, et moins d’inquiétudes aux investisseurs. Reste encore à savoir si le Sénat suivra sa consœur, ou décidera comme en janvier de bloquer le projet républicain. La loi exige que tout accord budgétaire nécessite d’être approuvé à une majorité qualifiée d’au moins 60% et le camp républicain dispose au sein de cette chambre parlementaire que d’une courte majorité face aux démocrates (51 sièges vs 49), aussi le risque de fermeture des administrations est bien réel. Prolongée, celle-ci pourrait avoir des répercussions sur l’économie américaine. De manière plus pragmatique, cela envoie aux marchés de nouveaux signes d’instabilité politique auxquels les investisseurs sont peu friands.

Malgré des bons chiffres de l’emploi, le dollar peine toujours à séduire. La faute, il est possible, à un environnement politique toujours aussi instable. Car outre le spectre d’une nouvelle fermeture gouvernementale, le pays est actuellement secoué par de nombreux débats autour de la légitimité et l’indépendance du FBI. D’après une note écrite par des élus républicains d’une commission de la chambre des représentants (note pas encore rendue publique), le FBI est accusé de biais à l’encontre du président Donald Trump dans son enquête sur la Russie.

Parmi les évènements de la semaine, il est important de noter le passage de témoin cette semaine entre Janet Yellen et Jerome Powell à la tête de la réserve fédérale américaine. Si sa nomination a été rendue publique en fin d’année dernière, Jerome Powell sera officiellement intronisé à son nouveau poste ce lundi.

  • Royaume-Uni

Banque d’Angleterre & tour de table à Bruxelles – Après un début d’année assez calme, le Royaume-Uni a vu ressurgir la semaine le spectre du Brexit et toutes les incertitudes que la sortie de l’Union Européenne véhicule. Cette agitation ne devrait pas se calmer, bien au contraire. Ce lundi, le négociateur en chef européen, Michel Barnier, se rend à Londres pour y rencontrer son homologue David Davis ainsi que la première ministre Theresa May. Ce sera l’occasion pour lui de recueillir les impressions de Londres après le vote unanime des 27 membres européens en faveur d’une transition jusqu’à fin décembre 2020. Pas sûr que les échos soient positifs compte tenu que du côté britannique on semblait privilégier une période de transition plus longue, jusqu’à 2021. Cette rencontre servira surtout à préparer le nouveau tour de table sur le Brexit, qui se tiendra entre mardi et vendredi à Bruxelles, au cours duquel il sera question de trouver un compromis sur le statut juridique de la frontière en Irlande et de commencer à discuter des modalités concernant la période de transition prévue après la sortie effective du Royaume-Uni en mars 2019. Cette première rencontre de l’année entre les camps britanniques et européens ne devrait cependant pas être l’évènement le plus attendu cette semaine.

En effet, les membres de la Banque d’Angleterre se réuniront en milieu de semaine et délivreront jeudi en début d’après-midi une actualisation de leur politique monétaire. Si aucune annonce majeure n’est attendue sur les taux directeurs (large consensus de statu quo), les attentes autour de cette réunion sont grandes car la banque y dévoilera ses nouvelles projections économiques. Si de nombreux observateurs voient l’économie britannique continuer de ralentir en 2018 ; le FMI en tête (projections de 1,6% en 2017 et 1,5% en 2018) ; celle-ci a malgré tout fait preuve de résilience cette année en dépit des fortes incertitudes liées au Brexit. Par ailleurs, l’inflation reste toujours très importante dans le pays (3,0% en décembre) et représente un poids important qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages. Si la Banque d’Angleterre était amenée à réviser à la hausse ses projections de croissance et/ou d’inflation, dès lors les marchés pourraient y percevoir un premier signe avant-coureur suggérant qu’une nouvelle hausse de taux pourrait être observée bien avant novembre, date à laquelle les marchés anticipent actuellement un nouveau resserrement monétaire au Royaume-Uni. Il sera aussi important d’observer le rapport de force au sein du comité exécutif de la banque centrale. Plusieurs votes en faveur d’une hausse de taux enverraient un signal fort au marché.

Evoluant dans un couloir de fluctuation très étroit de £0,87-0,89, notamment en partie d’un regain d’intérêt timide des marchés pour la devise britannique, le cours EUR/GBP pourrait être à sujet à un régime de volatilité plus important. Pour le moment, les turbulences politiques qui secouent le gouvernement, et notamment les incessantes rumeurs autour d’un départ prématuré de Theresa May, ont freiné les tentatives de recul du taux de change sous le seuil de £0,87. Cette barrière pourrait être à nouveau testée en cas d’échos positifs sur le Brexit en provenance de Bruxelles ou de premières étincelles de la Banque d’Angleterre nourrissant les spéculations de prochaine hausse de taux.

  • Australie

Prudence avant la réunion de la banque centrale australienneLa semaine dernière, le cours EUR/AUD a enregistré un rebond de près de 2,7% ou sa meilleure performance hebdomadaire depuis mai 2016, la paire approchant à l’occasion de ses plus hauts niveaux depuis deux ans (au-dessus du seuil de A$1,57). L’ampleur du rebond de la paire EUR/AUD découle directement d’une divergence d’orientation des rendements obligataires en Europe et en Australie, laquelle s’est particulièrement intensifiée la semaine dernière. Aux yeux des investisseurs, les bons fondamentaux économiques en Zone Euro donnent du crédit à un possible arrêt du programme quantitatif dès le mois de septembre. En Australie, le son de cloche est différent. La croissance des salaires reste modeste ; en partie à cause d’un taux de chômage encore trop élevé par rapport à ses niveaux d’avant-crise (5,5% en décembre vs 4,0% en août 2008) ; ce qui a pour effet direct de maintenir l’inflation sous l’objectif de 2,0% (1,9% au T4 2017) souhaité par les responsables monétaires australiens. Dans ce contexte, la banque centrale australienne (RBA) pourrait maintenir sa position accommodante et continuer de faire la sourde oreille ; du moins encore quelque temps ; aux questions relevant d’une prochaine normalisation monétaire. Initialement anticipé en décembre de cette année, ce premier resserrement monétaire est désormais attendu en février 2019, les investisseurs ayant repoussé leurs anticipations après la sortie mercredi dernier de statistiques d’inflation moins robustes que prévu au 4ième trimestre 2017. Du côté des économistes, la question du timing de la 1ière hausse de taux de la part de la RBA divise également. D’après l’enquête Reuters publiée en fin de semaine dernière, ils étaient à peine plus de 50% à croire en une intervention avant la fin du mois de décembre (23 sur 45 sondés). L’autre point d’interrogation qui soutient l’idée d’une temporisation des responsables australiens est le retour de la rhétorique protectionniste américaine, laquelle pourrait venir perturber les échanges commerciaux internationaux, et donc indirectement l’économie australienne qui, de par son modèle exportateur, est très sensible à l’état de santé général de l’économie mondiale.

La valorisation de la paire EUR/AUD suggère beaucoup de pessimisme du côté australien, et donc un potentiel baissier du dollar australien qui apparaît limité. Néanmoins, un discours prudent des banquiers centraux pourrait offrir l’occasion à la paire EUR/AUD de venir tester le seuil de A$ 1,58 depuis février 2016. Compte tenu le positionnement unilatéral actuel des marchés, tout commentaire positif de la part de la RBA sur l’environnement économique en Australie aurait une résonnance  plus importante qu’à l’accoutumé et pourrait déclencher une forte correction de la paire en direction des niveaux de A$ 1,53-1,54.

Volatilité sur les marchés des changes – Dynamique de l’euro face à ses pairs :

EUR/USD

Le cours EUR/USD reste solidement ancré au-dessus de $1,24 malgré les très bons chiffres de l’emploi publiés aux Etats Unis vendredi après-midi. Si la paire reste toujours sous la menace d’une correction, les vendeurs de dollar restent encore très fortement présents et font de la résistance. L’empreinte de ces derniers sur la valorisation du cours de change pourrait quelque peu se dissiper ce lundi alors que l’on attend une forte correction des ventes au détail en Zone Euro (consensus : -1,0% M/M) et en parallèle l’introduction de Jerome Powell à la tête de la Fed, lequel pourrait venir appuyer l’engagement de la Fed à poursuivre sa politique de resserrement monétaire. À cette occasion, nous pourrions voir l’EUR/USD glisser sous le niveau de $1,24. Celle-ci pourrait cependant faire preuve de résistance, notamment si un accord entre la CDU et le SPD est annoncé aujourd’hui en Allemagne.

 

EUR/GBP

La paire EUR/GBP est de retour depuis vendredi dernier au-dessus du niveau de £0,88, la faute aux incertitudes toujours importantes autour de l’avenir de Theresa May et des résultats très contrastés de l’économie britannique sur le début d’année 2018 (ralentissement surprise dans les secteurs manufacturier et de la construction). L’approche de la réunion monétaire de jeudi au Royaume-Uni maintient cependant un plafond sur les gains de la paire de change, autour de £0,8820-30. La paire de change pourrait rester sur une dynamique haussière ce lundi, malgré les chiffres probablement décevants des ventes au détail en Zone Euro, alors que l’on attend aujourd’hui la visite à Londres du négociateur en chef européen, Michel Barnier, pour y rencontrer son homologue britannique, David Davis, et la première ministre Theresa May. Cette rencontre servira de travail préparatif avant le début mardi d’un nouveau tour de table à Bruxelles sur le Brexit.

EUR/CHF

La paire de change ne parvient pas à redresser la barre et bute toujours à franchir la barrière de ₣1,16. Sa tentative lors de la séance de vendredi a échoué, et le cours retombe ce matin à ₣1,1580.. Les tensions politiques, nombreuses à travers le monde - accentuation des discussions sur le Brexit, risque de nouveau « shutdown » aux Etats Unis (date butoir jeudi soir), élections italiennes dans moins d’un mois, craintes en Asie autour des JO d’hiver qui commencent en Corée du Sud – semblent nourrir un sentiment d’aversion au risque ce lundi et une forte demande en franc suisse destinée à couvrir les risques de volatilité sur les marchés financiers. Un possible accord conclu en début de semaine en Allemagne entre la CDU et le SPD pourrait cependant offrir une nouvelle occasion à la paire de tenter de franchir ce seuil de ₣1,16.


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