Actualités du marché des devises

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avr. 28, 2017 | Analyse du marché des devises

Thèmes globaux

Points clés (séance asiatique/ouverture de la séance européenne) :

  • Indice général d’inflation en recul au Japon en mars (0,2% vs 0,3%) – Scénario d’un prolongement de la politique accommodante de la BoJ conforté – JPY en léger recul de 0,1%
  • Rebond de l’EUR/USD de 0,1% malgré une croissance en France au T1 2017 inférieure aux attentes (0,3% T/T vs 0,4% attendu) – Rebond de l’inflation en Zone Euro & PIB décevant aux Etats Unis comme soutien potentiel de la paire
  • EUR/GBP stable avant la publication des 1ères estimations de croissance au T1 2017.

Focus de la veille:  Draghi préfère temporiser…La banque de Suède rallonge son cycle accommodant…Merkel durcit le ton vis-à-vis du Royaume-Uni…Vague de chiffres décevants aux Etats Unis

BCE : On attendait de savoir si la BCE cèderait aux sirènes d’optimisme qui entoure l’Europe et ses marchés financiers depuis l’annonce des résultats du premier tour des élections présidentielles françaises…il n’en fut rien. Si Mario Draghi reconnait une bonne dynamique économique en Zone Euro et une diminution des risques – qui sont d’ailleurs aujourd’hui davantage extérieurs que domestiques – les faiblesses récurrentes de l’inflation dans la région obligent la BCE à rester prudente et à maintenir sa politique actuelle. Si l’on pouvait s’y attendre compte tenu du timing de cette réunion qui se situe dans l’entre-deux tours d’une élection majeure et des récents rapports qui ont filtré dans les médias, ce ton modéré de Draghi a déçu une frange optimiste d’investisseurs qui anticipaient lors de cette réunion de potentiels signaux prématurés de réorientation de la politique accommodante actuelle.

Performance de l’EUR/USD hier : -0,28% - Point bas à $1,0850 (plus bas de la semaine) / Clôture à $1,0872

Merkel/Brexit : Avant le sommet européen de ce week-end, la chancelière allemande a quelque peu durcit le ton vis-à-vis du Royaume-Uni, estimant qu’il n’y aurait pas de traitement de faveur et que seuls les intérêts européens priment. Ceux qui estiment le contraire se bercent d’illusion précise Angela Merkel.

La livre sterling s’est malgré tout fortement appréciée face à l’euro hier, les investisseurs sous-estimant la rigidité potentielle des européens dans les prochaines négociations, et préférant concentrer leur attention sur les élections législatives anticipées de juin qui pourrait offrir une large majorité parlementaire aux conservateurs.

Performance de l’EUR/GBP hier : -0,70% - Point bas à £0,8413 (plus bas de la semaine) / Clôture à £0,8424

Riskbank : Le choix de la banque centrale suédoise de prolonger son programme de rachat d’actifs au second semestre 2017 ; à hauteur de SEK 15,0Mds sur les six prochains mois ; a pris de court les marchés qui se pensaient à l’abri d’une telle annonce compte tenu de la bonne santé actuelle affichée par l’économie suédoise. Selon la Riksbank, une stabilisation de l’inflation sur un niveau de 2% prendra un peu plus de temps que prévu, d’où ce choix de prolonger un soutien monétaire à l’économie.

Performance de l’EUR/SEK hier : +0,53% - Point haut à SEK 9,6526 (plus haut de la semaine) / Clôture à SEK 9,6048

Etats Unis : Les Etats Unis ont publié hier une série de statistiques économiques décevants (commandes de biens durables, balance commerciale de marchandises, …). Le fait le plus marquant demeure la plus forte hausse depuis 5 mois observée sur le nombre de demandeurs d’emploi lors des deux dernières semaines. Dans le même temps, la Fed d’Atlanta a notifié hier un recul de son indicateur de d’activité en temps réel. Son modèle suggère que la croissance de l’économie au 1er trimestre 2017 ne serait que de 0,2% T/T (vs 0,5% préalablement estimé). Ce chiffre semble confirmer un début d’année poussif de l’économie américaine. On devrait avoir un peu plus de détails sur cet éventuel ralentissement avec la publication vendredi après-midi des premières estimations de croissance au premier trimestre 2017.

Focus du jour  :  Donald Trump évoque de nouveau un conflit avec la Corée du Nord…Paralysie des instances fédérales américaines évitée …Rebond attendu de l’inflation en Zone Euro…Premières estimations de croissance au Royaume-Uni et aux Etats Unis

Donald Trump/Corée du Nord : Le président américain reconnait que si les solutions diplomatiques, privilégiées à ce stade, se révèlent inefficaces pour convaincre la Corée du Nord de stopper le développement de son programme d’armement, et notamment la multiplication de ces essais nucléaires, dès lors « un conflit est fort possible ».

Budget américain : Alors que le Congrès américain a jusqu’à vendredi minuit pour voter le budget de dépenses d’un montant de $1trd courant jusqu’à la fin du mois de septembre (clôture de l’année fiscale aux Etats Unis), sous peine de provoquer une fermeture temporaire des agences et administrations gouvernementales, une solution semble émerger. En effet, les députés américains pourraient voter aujourd’hui pour reculer l’échéance d’une semaine et ainsi se laisser le temps de trouver un point d’entente. Donald Trump a déjà cédé sur deux points clés : ce budget n’inclura pas les dépenses relatives à la construction d’un mur à la frontière mexicaine et prend en compte le financement d’une partie de l’Obamacare.

Zone Euro : On attend en fin de matinée les premières statistiques d’inflation en Zone Euro au mois d’avril. Les économistes sondés, tout comme Mario Draghi hier, tablent sur un rebond de la dynamique générale des prix à la consommation sur cette période. La projection médiane est de 1,8% sur 12 mois contre 1,5% en mars. Hier, l’inflation en Allemagne est ressortie au-dessus des attentes (2,0% vs 1,9%) ce qui laisse présager une possible surprise.

PIB (US & Royaume-Uni) : En milieu de matinée (10h30), le Royaume-Uni publiera ses premières estimations de croissance au 1er trimestre 2017. Ce sera l’occasion de voir si l’économie britannique reste toujours aussi imperméable aux craintes liées au Brexit. Les économistes sondés tablent sur une croissance inférieure aux précédents trimestres mais malgré tout assez solides (consensus : 0,4% T/T vs 0,7% au T4 2016).  Néanmoins les marchés pourraient interpréter ce chiffre comme le prémisse d’un ralentissement qui pourrait s’accélérer dans les prochains mois.

En ce qui concerne les Etats Unis, les récents échos et projections font état d’un possible ralentissement de l’économie américaine en ce début d’année 2017 (Chiffres publiés à 14h30 - consensus : 1,2% T/T vs 2,1% T4 2016). Certains économistes évoquent une faiblesse récurrente de ce chiffre en début d’année, qui s’avère bien souvent par la suite régulièrement révisé à la hausse. Néanmoins, en attendant d’avoir un peu plus de précisions sur l’état réel de l’économie américaine, une croissance modeste (sous 1,5%) cette après-midi viendrait jeter le discrédit sur une éventuelle hausse de taux à horizon juin.

EUR

Le ton modéré de Draghi hier lors de sa conférence de presse est venu plomber les spéculations optimistes de ceux – une minorité – qui espéraient une modification prématurée de la communication de la BCE. Notant les progrès économiques de la région et la dissipation des risques, legouverneur central a préféré appuyer son discours sur les pressions inflationnistes modestes afin d’éviter tout emballement des marchés. Ce n’est très certainement que partie remise avant la réunion de juin. Les indicateurs publiés hier confortent l’idée d’un redressement économique de la zone : l’indice de confiance général en Zone Euro atteint en avril un plus haut depuis près de 10 ans tandis que l’inflation générale en Allemagne fait quant à elle son retour à 2% en avril. En ce qui concerne la course finale à la présidentielle, on observe cette semaine une certaine stagnation des écarts entre les deux candidats. Le rapport de force reste toujours autour de 60/40 en faveur du candidat pro-européen Emmanuel Macron.

L’élément clé à suivre aujourd’hui en Europe est la statistique d’inflation en Zone Euro (voir Focus du jour). A noter ce matin que les premières estimations de croissance en France au T1 2017 sont ressorties en dessous des attentes du marché à 0,3% T/T vs 0,4% attendu et 0,5% au T4 2016.

Aujourd’hui :   Inflation en France et Zone Euro / 1ères estimations du PIB en France au T1 2017 / Ventes au détail en Allemagne / Statistiques de prêts en Zone Euro

EUR/USD à 1,0884 (+0,11%)

USD

Alors que Donald Trump fêtera ce samedi le cap des 100 jours passés à la tête de la Maison Blanche, les premiers bilans ne semblent pas être à la hauteur des attentes placées en lui. Ce dernier essuie notamment l’échec de l’Obamacare, la lenteur de ces réformes phares et la montée des craintes face à la multiplication des interventions protectionnismes de la part de la Maison Blanche. Si l’on associe à cela les récents signes de faiblesses observés sur l’économie américaine dès lors on comprend mieux l’absence de dynamique du dollar américain. Cette volatilité modeste s’explique aussi par un très large détournement de l’attention des marchés vers l’Europe et l’euro eu égard au scrutin français qui se conclura le 7 mai prochain, et à celui à venir très prochainement au Royaume-Uni.

Les marchés surveilleront avec attention les premières estimations du PIB et ses composantes au 1er trimestre 2017. Une croissance très modérée, comme ce qui est actuellement attendu, pourrait venir questionner de nouveau la perspective d’une nouvelle hausse de taux à court terme. Ce chiffre est d’autant plus important qu’il intervient avant la réunion monétaire qui a lieu en début de semaine prochaine (2-3 mai).

Aujourd’hui :  1ères estimations du PIB au T1 2017 / Statistiques de coût et de salaires des employés / Indice PMI de la Fed de Chicago / Estimation finale de l’indice Michigan (confiance des ménages)

GBP

Les premières statistiques de croissance au 1er trimestre (voir Focus du jour) et le fil d’actualités liées au sommet européen de ce week-end devrait demeurer en ce vendredi les principaux facteurs de volatilité sur la livre sterling. Celle-ci a bénéficié hier du recul de l’euro sous l’impulsion du discours prudent de Draghi et d’une forte attention portée par les marchés sur les résultats potentiels de l’élection anticipée de juin prochain. Pour le moment les investisseurs semblent demeurer peu sensibles au durcissement des discours européens qui laissent présager des négociations, du moins au début, assez tendues. De nouvelles pressions baissières pourraient ressurgir en fin de journée et/ou en début de semaine prochaine si les chiffres de croissance ne convainquent pas les marchés, et si les membres de l’UE font part d’exigences contraignantes pour Theresa May et son gouvernement.

Aujourd’hui :   1ères estimations du PIB au T1 2017 / Prix nationaux de l’immobilier / Indice GfK de confiance des ménages

EUR/GBP à 0,8425 (+0,01%)

CHF

Sous l’impulsion d’un discours plus modéré qu’attendu de Mario Draghi, le cours EUR/CHF a lui aussi fait la bascule et engrangé une perte de plus de 0,2% lors de la session de mercredi. Ce recul ne s’est pas prolongé en-dessous du seuil de ₣1,08 alors qu’il s’agit davantage d’une réaction de déception plutôt que d’une réelle dynamique baissière. Les bons fondamentaux en Europe et l’amélioration de l’environnement de risques maintiennent en vie les perspectives d’un renforcement progressif de l’euro. A un peu plus d’une semaine du second tour des élections françaises, le candidat pro-européen Emmanuel Macron maintient son avance, ce qui laisse à ce stade peu de place à une éventuelle surprise. L’EUR/CHF pourrait finir sur une note positive avant la période congés de trois jours qui arrive, notamment en cas de solide rebond de l’inflation en Zone Euro.

Aujourd’hui :   Indice KOF

EUR/CHF à 1,0806 (+0,00%)


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