Actualités du marché des devises

Retrouvez les dernières informations sur le marché des devises telles que EUR/USD, EUR/GBP, USD/JPY, GBP/USD.

févr. 09, 2017 | Analyse du marché des devises

Thèmes globaux

Points clés (séance asiatique/ouverture de la séance européenne) :  

  • Fort recul du dollar néo-zélandais alors que la banque centrale a exprimé son inconfort face à la forte valorisation du NZD.
  • Pas d’euphorie sur la livre sterling au lendemain du vote de la Chambre des Communes. Le chemin est encore long pour T.May pour activer l’article 50.
  • La volatilité à 3 mois sur le cours EUR/USD toujours proche de son plus haut depuis 1 mois.
  • Actions chinoises cotées à Hong Kong (H-shares) à un peu plus haut depuis 14 mois. Hausse de la confiance envers l’économie chinoise.                                                            

Focus de la veille : La Chambre des Communes britannique vote le texte de loi sur le ‘Brexit’…Montée d’un sentiment indépendantiste en Ecosse…Forte hausse de la volatilité sur l’EUR/USD en amont des élections françaises…Surprise de la banque centrale indienne qui maintient ses taux directeurs inchangés

Royaume-Uni : Comme on pouvait s’en douter après la demande de ralliement du chef du parti travailliste mardi, le texte de loi offrant au gouvernement britannique la capacité de déclencher le processus du ‘Brexit’ a reçu hier une large approbation des députés de la Chambre des Communes britannique (494 voix à 122) sans même la moindre demande de modification du texte. C’est une nouvelle victoire pour Theresa May. Dernière étape de ce processus législatif : le vote de la Chambre des Lords qui devrait se tenir le 7 mars prochain.

Ecosse : Un sondage publié hier dans le Herald Scotland indique que 49% des écossais (du moins les personnes sondées) sont favorables à l’indépendance de l’Ecosse, soit 3points de plus par rapport à la même enquête réalisée le mois dernier. Cette enquête est publiée au lendemain du vote symbolique du parlement écossais contre le texte de loi qui offre au gouvernement britannique le pouvoir d’activer l’article 50 du traité de Lisbonne. En réponse à cette montée d’un sentiment indépendantiste en Ecosse, Theresa May a indiqué qu’elle n’imaginait pas l’Ecosse rejoindre l’Union Européenne en cas de sortie de sa part du Royaume-Uni.

EUR/USD : Si pour l’heure la candidate du Front National au programme très eurosceptique est donnée perdante au second tour dans tous les sondages, quel que soit son opposant, les investisseurs ne veulent pas prendre le risque de se positionner trop tard et de subir de nouvelles turbulences des marchés financiers, pas après avoir vécu le ‘Brexit’ et la victoire de Donald Trump qui étaient tous deux annoncés perdants dans les sondages. La volatilité implicite trois mois sur l’EUR/USD, qui prend en compte les élections présidentielle française et législative hollandaise, a bondi hier à son plus haut niveau depuis 1 mois.  

Inde : Alors qu’une majeure partie des économistes (34 sur 39 d’après une récente enquête menée par Bloomberg) tablait sur une baisse de taux de la part de la banque centrale indienne hier, il n’en fut rien. Celle-ci préfère encore prendre le temps d’analyser les effets de la démonétisation menée par le gouvernement sur l’économie. La roupie indienne s’est appréciée hier de 0,4% face à l’euro et le cours EUR/INR a chuté à son plus bas niveau depuis plus d’un mois (point bas à INR 71,47).

Focus du jour : Rencontre entre Draghi et Merkel…PIB en Norvège…Inconfort de la banque centrale néo-zélandaise face à un fort NZD

Draghi/Merkel : Le président de la BCE rendra visite à Angela Merkel cette après-midi (14h00) alors que de nouvelles turbulences semblent frapper l’Europe. Au menu des discussions, il sera très certainement question du problème de la dette grecque et des critiques du FMI qui hésite encore à rejoindre la table des négociations pour accorder une nouvelle tranche d’aide au pays, des incertitudes politiques qui entourent l’Europe en amont des élections clés programmées dans la région cette année, et du programme de rachat d’actifs dont la légitimité a été remise en cause récemment par plusieurs responsable allemands. Si aucune conférence de presse conjointe n’est prévue, il se pourrait que des « bruits de couloir » filtrent dans les médias.

Norvège :  Ce matin la Norvège a publié les statistiques de croissance de son économie au 4ième trimestre 2016. Le pays a enregistré un rebond de son économie de 1,1% lors des trois derniers mois de l’année, soit sa meilleure performance sur les 3 derniers trimestres. Une majeure partie de cette performance doit être attribuée à la bonne dynamique du secteur énergétique qui a profité d’un fort rebond des cours du pétrole en fin d’année dernière suite à l’annonce de l’accord conclu par les membre de l’OPEP. Si on exclut la secteur pétrolier, la croissance norvégienne n’a progressé que de 0,3% au T4, en dessous des attentes des économistes (consensus à 0,4%).

Nouvelle-Zélande : A l’issue de la première réunion monétaire de l’année, les banquiers centraux néo-zélandais ont annoncé un statu quo sur les taux mais néanmoins exprimé leur relatif inconfort face à la forte valorisation actuelle du dollar néo-zélandais (EUR/NZD au plus bas depuis mai 2015). Ce matin le cours EUR/NZD progresse de plus de 0,7% en réaction à ces commentaires de la banque centrale.

EUR

L’euro a subi durant une première partie de la journée une nouvelle journée de nervosité des marchés qui, en l’absence de données économiques ou de signaux d’un changement d’orientation de la politique monétaire européenne, ont refocalisé leur intérêt sur les échéances politiques à venir dans la région, et notamment les élections françaises. Les investisseurs ne veulent plus prendre le risque de se positionner trop tard, d’autant plus que Marine Lepen, candidate Front National qui souhaite une sortie de la Zone Euro, fait figure d’outsider crédible et est donnée gagnante au premier tour dans tous les sondages. Preuve de ce repositionnement des investisseurs, la volatilité implicite 3 mois (ie capture le coût de couverture sur les marchés à termes) sur l’EUR/USD a rebondi à son pic depuis 1 mois.   Après avoir enregistré un point bas à $1,0638, l’EUR/USD est repassé au-dessus du seuil de $1,07 profitant d’une compression de l’écart de rendement entre les taux américains et européens alors que l’environnement politique reste incertain aux Etats Unis.

L’EUR/USD profite, si l’on peut dire, d’un contrebalancement des craintes des investisseurs en Europe et aux Etats Unis. Cependant, les incertitudes politiques en Europe apparaissent plus dommageables à court terme sur la paire, les investisseurs américains attendant juste un signal de Donald Trump en matière de réformes économiques pour se repositionner à l’achat sur le dollar.

Aujourd’hui :  Balance commerciale en Allemagne / Rencontre Merkel-Draghi

EUR/USD à 1,0689 (-0,07%)

USD

Le récent rebond observé ces derniers jours sur le dollar américain n’est pas net, pour cause un maintien des incertitudes politiques alors que se tiennent toujours les débats autour de l’avenir du décret sur l’immigration, et que Donald Trump maintient son mutisme en termes de politique économique. Le recul des taux d’intérêt 10 ans hier sur fond de recul des perspectives de hausse de taux en mars prochain a pesé sur le dollar dont la direction reste pour l’heure floue. Outre les débats politiques et le (long) processus de validation des membres du gouvernement de Trump par le Sénat qui se poursuit, il faudra suivre aujourd’hui en fin de journée les interventions de deux responsables d’antennes régionales de la Fed, Charles Evans (Fed Chicago – votant FOMC 2017) et James Bullard (Fed St. Louis – non-votant FOMC 2017) qui pourraient donner un peu plus de relief sur les intentions de la Fed à court terme, et notamment sur l’éventualité d’une intervention en mars, réunion au cours de laquelle la Fed publiera ses nouvelles projections économiques.

Aujourd’hui :  Ventes en gros / Inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage

GBP

Peu de volatilité finalement observée hier sur la livre sterling malgré le vote des députés britanniques de la Chambre des Communes en faveur du texte de loi sur le ‘Brexit’ soumis par le gouvernement. Il faut dire que la décision avait déjà été anticipée ce mardi après l’appel du leader travailliste Jeremy Corbyn à soutenir ce texte. Si ce vote est un soulagement pour Theresa May, le processus législatif n’en ai pas à son terme. Le texte doit être désormais discuté par la Chambre des Lords. Les investisseurs n’en restent pas moins pessimistes sur la livre sterling comme l’indique les récentes prévisions à 6 mois sur le cours EUR/GBP et GBP/USD publiées par Reuters mardi (respectivement £0,87 & $1,20). Les potentielles répercussions économiques provoquées par une sortie du marché unique européen et la montée d’un sentiment indépendantiste en Ecosse sont deux risques baissiers majeurs sur la devise britannique. Si le cours EUR/GBP pourrait enregistrer quelques pressions baissières, sur fond de recul de l’euro, celles-ci devraient néanmoins rester modeste.

Aujourd’hui :   Pas de chiffres clés

EUR/GBP à 0,8511 (-0,21%)

CHF

Nouvelle séance hier de recul, même si léger, de la parité EUR/CHF sur fond d’incertitudes et de positionnement des investisseurs européens sur les marchés à termes en amont des élections législative et présidentielle à venir au Pays-Bas et en France lors des trois prochains mois. Hier le cours EUR/CHF a enregistré un nouveau point bas depuis 7 mois à ₣1,0629, et se rapproche peu à peu de la barrière psychologique des ₣1,06. Les discours qui se font actuellement entendre parmi les traders est que l’on pourrait connaître une période de forte valorisation du franc pendant un certain temps. Tant que le cours de change EUR/CHF se maintient au-dessus du seuil de ₣1,06, on ne devrait pas avoir de vives réactions, ni des investisseurs ni de la BNS. Sous ce seuil psychologique, on pourrait voir s’opposer une ruée sur le franc suisse à une possible intervention de la BNS sur les marchés des changes. En attendant, le cours EUR/CHF devrait continuer d’osciller dans une fourchette étroite de ₣1,0600-₣1,0750, les incertitudes politiques en Europe, Royaume-Uni et Etats Unis n’étant pas propices à un renforcement du franc.

Aujourd’hui :   Rapport sur l’emploi    

EUR/CHF à 1,0645 (+0,06%)


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