Commencer

Foreign Exchange | Articles

Est-ce la fin des chèques?

La COVID-19 imposera-t-elle un changement?

En tant que forme de paiement, les chèques en papier représentent possiblement un quart des dépenses totales d’une entreprise, ce qui veut dire que celle-ci doit garder une grande quantité de liquidité afin d’éviter un découvert bancaire.
En tant que forme de paiement, les chèques en papier représentent possiblement un quart des dépenses totales d’une entreprise, ce qui veut dire que celle-ci doit garder une grande quantité de liquidité afin d’éviter un découvert bancaire.

Étant donné que la COVID-19 a provoqué des quarantaines de masse à travers la planète, la majorité des entreprises non essentielles opèrent actuellement à distance. Les immeubles de bureaux se retrouvent vides pour une période indéterminée alors que des équipes entières travaillent de la maison. La technologie permet un passage en douceur vers cette nouvelle réalité virtuelle, en ce qui a trait à plusieurs aspects de l’opération d’une entreprise. D’autres aspects, comme les paiements par chèques, présentent un nouveau défi. Malgré les inconvénients qu’ils présentent, les chèques en papier sont utilisés par 50 % des entreprises (article en anglais) comme principale forme de paiement lors de transactions telles que les remboursements aux fournisseurs, l’obtention de matériaux et la perception de frais. Comme plusieurs lieux physiques sont actuellement fermés, en plus des heures réduites de service dans les banques et les services postaux, un énorme problème de flux de trésorerie pourrait se poser pour ces organisations.

L’impact sur le flux de trésorerie

Avant même que nous soyons confrontés à la pandémie actuelle, les chèques n’étaient pas une forme de paiement optimale en matière de gestion financière. Non seulement leur utilisation retarde la réception de paiement, mais elle est également coûteuse puisque chacun d’entre eux doit être manipulé et livré individuellement. Toutefois, ces dépenses sont minimes par rapport à l’ensemble des conséquences que cette méthode de paiement a sur le flux de trésorerie. En tant que forme de paiement, les chèques en papier représentent possiblement un quart (en anglais) des dépenses totales d’une entreprise, ce qui veut dire que celle-ci doit garder une grande quantité de liquidité afin d’éviter un découvert bancaire. Ceci a pour effet, d’une part, d’immobiliser du capital qui pourrait être mieux utilisé à des fins de développement d’entreprise, et d’autre part de compliquer la budgétisation.

Pour l’instant, ceux qui dépendent des chèques à la fois pour effectuer et recevoir des paiements font face à un défi puisque plusieurs de leurs activités pourraient être paralysées pour cause de manque de fonds ou retard de paiement.

La COVID-19 imposera-t-elle un changement?

Une fois la crise terminée, il n’y a rien qui nous dit, toutefois, que la population continuera à utiliser les chèques comme avant. On note déjà une préférence pour les paiements numériques (en anglais), lesquels nous évitent des interactions avec les gens et d’éventuels germes.

De plus, le retard généralisé que l’on vit actuellement pourrait imposer des changements officiels supplémentaires (article en anglais), comme cela s’est produit à la suite du 11 septembre. En effet, les dépôts internationaux par chèque avaient alors été gelés pendant plusieurs jours puisque les avions étaient cloués au sol, faisant passer le montant d’argent en transit de 6 milliards de dollars à presque 8 fois cette somme. Un nouveau règlement est alors apparu aux États-Unis, qu’on appelle Check 21. Celui-ci permet l’utilisation d’images électroniques de chèques à la place des documents en papier.

Toutefois, même si cette méthode a permis de simplifier le traitement des chèques et d’en réduire les coûts, elle n’a pas accéléré le processus. En effet, le risque de fraude, un problème qui coûte 2 milliards de dollars par année (en anglais), fait en sorte qu’avec les chèques électroniques, le temps d’attente peut s’avérer long. De plus, avec la crise actuelle de la COVID-19, on s’attend à une augmentation de la fraude.

Pourquoi les entreprises résistent-elles aux changements

Malgré les changements qui ont été apportés et les nouvelles technologies, l’ancienne méthode de chèques envoyés par la poste est toujours répandue. Jusqu’à 50 % des grandes entreprises américaines et 97 % des petites entreprises (en anglais) utilisent toujours cette méthode. Pour plusieurs, ce n’est probablement qu’une question de simplicité puisque tout changement demande un effort de la part de la compagnie et du destinataire. Toutefois, comme nous ne savons pas à quel moment la crise de COVID-19 se terminera, les compagnies pourraient être forcées à s’ajuster. Heureusement, il existe plusieurs solutions qui peuvent servir d’alternatives telles que les virements bancaires et les paiements CCA (ACH). Il est trop tôt encore, dans le contexte actuel de pandémie, pour annoncer la disparition du chèque en papier, mais les entreprises qui ne se fient qu’à cette méthode de paiement devraient être en train de penser à une autre solution quant à la gestion de leurs finances.